
vendredi 23 mars 2007
jeudi 22 mars 2007
Der feine Unterschied
Der interessierte und geneigte Betrachter empfindet es wie ein Déjà-Vu: wie schon 2002 scheint auch der aktuelle französische Präsidentschaftswahlkampf im gewollten Durcheinander stecken zu bleiben.
Mehr noch als 2002 nähren gezielte Desorientierung und Unklarheiten bei den bürgerlichen Wählern Frust und Unsicherheit: Wer und wo ist mein Kandidat? Zu welchem politischen Lager fühle ich mich zugehörig?
Wer oder was ist „links“? Und „rechts“?
Ohne Zweifel hat Ségolène mit einzelnen Äußerungen wie z.B. zur Kriminalität oder zur „Carte Scolaire“ Verwirrung hervorgerufen, vor allem bei denen, die immer und überall unsicher sind und Probleme wittern.
Aber es sind doch zunächst und vor allen die Kandidaten des konservativen und rechten Spektrums, die, aus allzu ersichtlichen taktischen Gründen und natürlich auch, weil sie aus den Ereignissen des Jahres 2002 ihre Lehren gezogen haben, einen unterschwelligen Geräuschpegel aufrecht erhalten, um die traditionellen Aussagen der Linken und ihrer Verbündeten zu übertönen, und diese so, wenn nicht unhörbar, aber doch schwer verständlich zu machen.
Nicolas Sarkozy, der Kandidat der Rechten wohlgemerkt, zitiert Jaurès und Rosa Luxemburg;
im gleichen Atemzug aber preist er die Abschaffung der Vermögenssteuer und die Einführung der Höchststeuer. Der alte Meister der unaufrichtigen Rhetorik Jean Marie LePen erstaunt uns mit seinem neuen Interesse für „gute“ Migranten und den Tierschutz ebenso wie Monsieur Bayrou, immerhin ehemaliger Schul- und Erziehungsminister und erklärter Verfechter der Privatisierung der schulischen Bildung in seiner neuen Rolle als Verteidiger der staatlichen Bildung und Erziehung.
In seinem Werk „Der feine Unterschied“ führt Bourdieu aus, wie sich die Oberschicht den Goût der Mittel- und Unterschicht erschleicht und diese damit kulturell entblößt: Cassoulet und Pot au Feu werden zur Delikatesse, zum Feinsten vom Feinen und damit den Armen „entrissen“, die sich zum Ausgleich mit Kaviarersatz und Perlwein begnügen (müssen).
LePen, Sarkozy und Bayrou bedienen sich auf ihre Art genau dieser Methode: sie rühren in der Suppe des (Wahl-) Volkes, um so auch der eigenen Suppe einen liberalen Geschmack zu geben und sich als Verteidiger des einfachen Eintopfes präsentieren zu können.
Aber sie wollen das Amt des Küchenchefs um jeden Preis und ihr Menu heißt Erhalt der besten Plätze an den fettesten Töpfen für die ohnehin schon Reichsten.
Der kleine Mann von der Straße, wie Du und ich, der sein Geld mit täglicher Arbeit verdienen muss, ist gut beraten, nicht nur das Tagesgericht und die plakative Werbung des Küchenchefs zu sehen, sondern vor allem sein komplettes Menu zu hinterfragen, bevor man der Küche blind vertraut.
Die Sozialisten haben Ségolène Royal zum Chefkoch ernannt, und diese Chefköchin hat entgegen aller Behauptungen und Kritik als einzige einen klaren Menuvorschlag, den man im Programm der Parti Socialiste detailliert und differenziert schwarz auf weiß nachlesen kann - damit man weiß, was auf den Tisch kommt, wenn die Herde des Wahlkampfes erloschen sind!
Didier Marlier
Deutsche Übersetzung : Holger Dransfeld
mercredi 21 mars 2007
Le goût et la distinction
Comme en 2002, la campagne électorale en France semble décidémment s’enliser dans la confusion. Encore plus qu’en 2002 l’incertitude et le flou alimentent chez les électeurs citoyens leur frustration et leur susceptibilité : Où est mon candidat ? Où est mon camp ? Où est la gauche ? Où est la droite ?
Certes quelques déclarations de Ségolène sur la délinquance ou encore la carte scolaire ont pu semer quelques troubles chez ceux qui voulaient être troublés, mais c’est d’abord et avant tous les candidats de droite qui, pour des raisons tactiques évidentes, et ayant eux aussi tirés les lecons de 2002, entretiennent un brouhaha de fond rendant inaudible le message traditionnel de la gauche etde ses alliés : Le candidat de droite Nicolas Sarkosy cite Jaures et Rosa Luxemburg et prône dans le même temps la suppression de l’impôt sur la fortune et l’instauration d’un bouclier fiscale. Jean-Marie Lepen passé maître dans la rhétorique de mauvaise foi s’intéresse lui aux immigrés de qualité et aux animaux de compagnie, tandis que monsieur Bayrou, ancien ministre de l’éducation et partisan d’une privatisation de l’enseignement se fait lui le défenseur de l’éducation nationale.
Bourdieu expliquait dans son ouvrage sur le goût et la distinction comment les classes supèrieures s’appropriaient le goût des classes populaires et les deshabillaient ainsi culturellement : le cassoulet et le pot au feu mijoté deviennent le fin du fin, la crème de la crème. Le pauvre se rabat alors sur les mêts périmmés : faux caviard et faux champagne.
Ainsi aujourd’hui Lepen, Sarkozy et Bayrou se mêlent-ils de cuisine populaire,pour mieux faire passer la soupe libérale et se présentent comme les grands défenseurs de la potée :L’enjeu est chaqu’un le sait la possession de l’office et leur programme ne vise qu’à réserver les meilleurs tables aux plus riches.
Les gens comme nous qui tirent leurs revenus du travail feraient bien avant de donner carte blanche au cuisinier de le questionner sur le menu.Les socialistes ont eux choisi Ségolène Royale comme Chef Koch et ce chef, contrairement à toutes les affirmations est le seul à avoir un menu clair : il est détaillé dans le programme du parti socialiste.
Didier Marlier
www.marlier-wolf.de
du baille roux?amusement video.IE-Mediaplayer
samedi 17 mars 2007
Humilité et pragmatisme
Ségolène Royal était jeudi 15 mars l'invitée d'Arlette Chabot
pour son émission "à vous de juger" sur France 2 (à revoir en
ligne :
http://programmes.france2.fr/a-vous-de-juger/29035440-fr.php).
premières minutes. Elle a joué la carte de l'humilité et a
reconnu des erreurs stratégiques dans sa campagne et avant tout
ses relations parfois compliquées avec le parti et les
"éléphants".
pas effrayer les électeurs qui ne voudraient une alternance
habituelle et comptent sur Ségolène Royal pour changer les
choses. On se souvient de Lionel Jospin, très critiqué lorsqu'il
avait déclaré que son projet n'était pas socialiste. Ségolène
Royal devait avoir cette pensée en tête : "Je
n'instrumentaliserai pas votre vote (...). Je ne dirai pas
simplement que j'ai fait gagner mon camp, je tiendrai mes
promesses. Je suis socialiste mais je veux m'adresser à tous les
Français."
Sur les autres plans, Ségolène Royal est résolument pragmatique
et sur les 35 heures par exemple, elle prône des aménagements,
des négociations au cas par cas et rejette la loi comme manière
de faire évoluer les règles dans ce domaine car elle ne permet
pas toutes les nuances nécessaires.
Il ne reste que quelques semaines pour convaincre les deux tiers
des Français encore indécis et faire changer d'avis les autres.
Si Ségolène continue comme cela, la victoire est à notre portée!
dimanche 11 mars 2007
vendredi 2 mars 2007
Ségolène Royal à Berlin
Ségolène Royal
s’adressera aux Français de l’étranger
le lundi 5 mars à 19h
Hotel Berlin
Lützowplatz 17
Berlin-Tiergarten-Sud
Métro : Wittenbergplatz, Nollendorfplatz, Bus 100, M29
Entrée libre mais inscriptions recommandées : segoleneroyalberlin@hotmail.de
lundi 5 février 2007
"Mon engagement pour les Français de l'étranger" par Ségolène Royal

Chères et chers camarades,
Donner à chacun sa pleine et juste place dans la communauté nationale, c’est l’objectif de la République pour tous. C’est mon ambition au moment de briguer vos suffrages.
Les 2,2 millions de Français établis à travers le monde sont les meilleurs représentants de nos valeurs, de notre culture et de notre économie. La France doit les écouter, les soutenir, les protéger. Disposer de nombreuses communautés à l’étranger est une chance dont notre pays n’a pas encore pris la mesure.
Depuis des mois, Nicolas Sarkozy sillonne la planète aux frais de l’Etat. Sans projet, sauf celui de glaner des voix qu’il estime acquises. Donnons-lui tort. Depuis 5 ans, l’Etat se désengage. Victime de coupes budgétaires, l’action sociale recule. Le réseau consulaire et culturel fond comme neige au soleil. Les coûts de scolarité augmentent. La précarité frappe de plus en plus de familles à l’étranger. Voilà le bilan de la droite!
A l’inverse, un quinquennat de gauche soutiendra les communautés françaises et réhabilitera l’action publique. Nous renforcerons le service public, avec un réseau efficace de Consulats exécutant leurs missions de proximité à hauteur de moyens financiers et humains renouvelés. Dans cette perspective, je veillerai à faire de la coopération consulaire européenne l’une des priorités de la présidence française de l’Union européenne en 2008.
L’accès de tous les Français de l’étranger à une protection sociale minimale sera garanti au terme du quinquennat. La continuité de la protection sociale française sera assurée durant un an aux porteurs d’un projet économique, culturel ou social à l’étranger. La situation des agents de l’Etat recrutés locaux sera améliorée afin de mettre fin aux situations indignes relevées dans de nombreux pays.
Les Consulats se doteront d’un dispositif d’assistance aux femmes françaises et à leurs enfants pour répondre aux drames de la violence conjugale, des mariages forcés et des répudiations. Une loi d’indemnisation des biens professionnels et personnels du fait de troubles politiques, de spoliations, de faits de guerre ou de catastrophes naturelles sera adoptée par le Parlement.
Les coûts de scolarité dans les établissements de l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger seront réduits de moitié d’ici à 2012 et la tutelle de l’Etat sur l’Agence sera étendue au Ministère de l’Education Nationale. Les filières bilingues d’enseignement dans les Etats membres de l’Union européenne et de l’OCDE seront développées. L’enveloppe du programme Français Langue Maternelle sera doublée pour encourager l’apprentissage du français au plus jeune âge.
Une Agence de la Coopération Culturelle, Scientifique et Technique sera instituée pour redonner enfin un sens à l’action de la France dans ces domaines essentiels de la vie internationale.
Pour mener à bien tous ces projets, une vaste réforme de la représentation politique sera conduite. Elle reposera sur l’élection de 10 députés des Français de l’étranger et sur la transformation de l’Assemblée des Français de l’Etranger en un Conseil Général d’outre-frontière, doté de compétences décisionnelles sur l’action sociale, la formation professionnelle, les bâtiments scolaires et l’action culturelle de proximité. Je proposerai l’instauration du vote à distance pour toutes les élections organisées dans les centres de vote à l’étranger.
A l’étranger comme ailleurs, c’est dans la démocratie participative que nous puiserons le meilleur soutien à la démocratie représentative. Je tiens à saluer ici le travail militant de la Fédération des Français à l’Etranger de notre Parti et de l’ADFE – Français du Monde. La sensibilité européenne et internationaliste chère à notre cœur trouvera son expression dans notre diplomatie. Nous ferons de la solidarité avec le Sud une réalité et non plus une promesse vaine de temps électoraux.
Socialistes, un puissant besoin d’Europe nous unit, que reflète notre volonté de rééquilibrer dans les domaines sociaux et environnementaux les effets du marché et de la mondialisation sauvage. Ce besoin d’Europe est un appel au multilatéralisme, à la justice et au développement partagé. J’agirai pour que l’Union européenne se dote d’une politique des flux migratoires qui profite au Sud et lui bénéficie aussi.
Je ferai le choix de l’action contre l’incantation. C’est en agissant que nous reconstruirons l’influence perdue de notre pays. C’est dans les projets que nous ferons vivre la solidarité internationale et remettrons la construction européenne sur les rails.
Amitiés.
Ségolène Royal