Pour son premier discours comme première des militantes, la maire de Lille a fixé une feuille de route collective : rassemblement et renouvellement profond, dans une ligne politique clairement ancrée à gauche. Voici l’intégralité de son discours.
Chers camarades, j’ai d’abord un seul mot à vous dire : merci.
Le second va immédiatement à Ségolène pour lui dire : on va, ensemble, gagner pour les Français, j’en suis convaincue.
C’est bien sûr avec à la fois beaucoup d’émotion et de gravité que je reçois la responsabilité que vous me confiez aujourd’hui en pensant d’abord aux femmes. Aux femmes qui se sont battues avant nous pour qu’existe une parité en politique : après que Ségolène ait été la première femme en France candidate à la présidence de la République, je suis fière au nom de toutes les femmes qui se sont battues d’être la première femme Première secrétaire du Parti socialiste.
Je voudrais dire aussi que je sens une responsabilité lourde, mais cette responsabilité lourde, je ne peux l’accepter que parce que vous êtes là vous les quelque 200 000 militants du Parti socialiste.
Cette responsabilité de premier secrétaire a été tenue par des hommes et des femmes éminents, François Mitterrand, Pierre Mauroy -que chacun comprendra que je salue particulièrement-, Lionel Jospin, Michel Rocard, Laurent Fabius, que je salue, Henri Emmanuelli aussi et bien sûr toi, François, à qui je pense tout particulièrement ce soir.
Je voudrais d’abord m’adresser aux militants. Aux militants parce que, dans ce congrès, jour après jour, soir après soir j’en ai rencontrés beaucoup, et que tous se sont battus pour ce qu’ils croient profondément, pour les valeurs du socialisme, pour la conviction qu’ils ont que ce qu’ils proposaient étaient les bonnes réponses pour les Français.
Je crois que nous avons su débattre et discuter à la hauteur de ce qu’est notre parti, un immense parti démocratique.
Alors, on peut rire, on peut se moquer de nos débats, de nos discussions mais j’ai envie de dire à la droite : riez encore quelques jours car dès la semaine prochaine le Parti socialiste est de retour dans les rues, et avec des propositions. Et uni.
Je voudrais dire à tous les militants : bravo pour ce travail. Je voudrais dire à Ségolène et à ses amis -dont je comprends aujourd’hui la réaction tout à fait naturelle - que nous avons tous défendu ce que nous croyons juste.
Je crois que si nous voulons changer ce parti, il faut d’abord que nous acceptions cela. Accepter que, dans un grand parti démocratique, nous puissions penser différemment en nous respectant et j’irai même plus loin, penser différemment en nous faisant confiance, en pensant que, en chacun d’entre nous, il n’y a qu’un seul souci, servir les Français et pour servir les Français, servir le Parti socialiste.
Si nous arrivons dans les jours, dans les mois qui viennent, à donner des signes concrets que cette unité du parti et de l’ensemble des militants est possible, ce congrès de Reims restera comme un congrès qui aura permis à notre parti, de changer profondément à un moment où le monde a changé et où les militants nous ont demandé de changer profondément et de nous renouveler.
Voilà un peu l’état d’esprit qui est le mien.
Les conditions dans lesquelles le vote a eu lieu et les résultats extrêmement serrés qui en découlent ne me donnent que des devoirs. Le premier devoir qui est le mien, c’est, si elle l’accepte, de rencontrer Ségolène. J’ai entendu, comme elle, ce que nous ont dit les militants à Reims et derrière les militants ce que nous ont dit les Français : « nous voulons retrouver la politique et la gauche, nous voulons un Parti socialiste qui nous défende alors que nous n’avons même plus le courage de nous battre car on a l’impression que nos voix ne sont plus entendues par les pouvoirs en place ». Oui, nous allons revenir avec les valeurs qui sont les nôtres, mais aussi avec les réponses d’aujourd’hui, ce qui nécessite beaucoup de travail. Puis, ils nous ont dit : « il faut renouveler profondément le Parti socialiste, ses pratiques, son fonctionnement ». Les voix qui se sont portées sur Ségolène comme d’ailleurs sur Benoît Hamon sont aussi des voix qui nous ont dit profondément que certains portaient plus que d’autres le renouvellement.
J’ai intégré cela depuis le premier vote des militants.
Notre prochain Conseil national sera sans doute fixé au samedi 6 décembre. Une ligne politique a été arrêtée avec une majorité lors du congrès, mais que, au-delà de cette ligne politique, ancrée à gauche, qui nous impose d’être sur tous les terrains pour défendre les Français, pour défendre les Français qui sont inquiets devant les licenciements qui arrivent, pour défendre les Français qui perdent en pouvoir d’achat, pour défendre les services publics qui sont le patrimoine de ceux qui n’en ont pas, pour être capable dès le week-end prochain d’être auprès de nos camarades des partis socialistes et socio démocrates européens pour changer l’Europe pour un autre monde, d’être capable effectivement d’être sur ce terrain-là et d’y travailler dans une ligne politique ancrée à gauche, il faudra aussi profondément nous renouveler.
Il faut véritablement que, dans les équipes que nous allons constituer, il y ait des changements profonds, il faut renverser la table : bien sûr de nouveaux visages, des hommes et des femmes de tous les territoires et de toutes les cultures aux couleurs de la France, une parité absolue dans toutes nos instances ; mais aussi il nous faut aussi renouveler nos attitudes, nos comportements, nous rouvrir sur la société, nous rouvrir vers des hommes et des femmes qui ont envie de construire un projet de gauche face à cette loi du plus fort que nous impose le libéralisme, face à cette puissance du financier par rapport à l’économie, face à ces inégalités qui s’accroissent dans notre pays et dans le monde.
Il faut faire appel à eux, il faut le dire, le Parti socialiste est à nouveau ouvert pour travailler avec vous, pour évidemment un projet porté aux Français, mais aussi porté aux Européens pour un autre monde.
Mon devoir dans les heures qui viennent, c’est de faire en sorte que, sur une ligne qui est celle que les militants ont choisi au congrès, nous soyons capables d’être unis dans un mode de fonctionnement que je vous proposerai, où les élus trouveront toute leur place. Car rien n’est plus étonnant aujourd’hui de voir combien les Français nous font confiance, là où nous sommes et parfois même nous plébiscitent dans nos villes, dans nos départements et dans nos régions et de dire que nous n’utilisons pas cette force extraordinaire des élus et des militants pour construire le projet de demain et là aussi il nous faudra changer nos pratiques.
Nous avons par ailleurs des députés et des sénateurs qui se battent sur le front contre les lois de Sarkozy et même contre les amendements qui arrivent nuitamment pour pousser la retraite à 70 ans. Ces coups-là, nous devons les préparer, il faut que nos parlementaires soient au sein du Parti, il faut que nous débattions avec les présidents des 2 groupes parlementaires, il faut que nous soyons unis pour combattre la droite, mais aussi pour contre-proposer car c’est aussi cela qu’attendent les Français.
Tous les jours on nous annonce un cadeau fiscal pour les plus riches, tous les jours nous apprenons un recul dans le domaine social, que ce soit à la Poste, dans l’audiovisuel, la retraite à 70 ans, le développement du contrat à durée déterminée… Dans nos collectivités locales nous avons à nous battre contre la restriction des crédits et surtout pour accompagner tous ceux qui vivent actuellement des licenciements ou qui vont en vivre.
Nous avons donc le devoir d’être ensemble par rapport à cette situation et de nous mettre au travail pour que, dans deux ans, nous soyons capables d’avoir le projet qui permettra à celui ou à celle qui alors sera choisi de représenter nos couleurs.
Je veux une équipe unie où toutes les sensibilités se sentent bien. L’équipe unie ne veut pas dire que l’on oublie ses fidélités, je ne demande à chacun non pas d’oublier ce qu’il est, ce à quoi il croit, la personne à laquelle il est attaché et c’est cela aussi la politique des liens d’affection, de fidélité qui se nouent, je demande à chacun de dire d’abord : nous sommes tous socialistes nous voulons porter en avant notre parti pour que les Français à nouveau aient l’espoir.
Nous avons une feuille de route collective, dès demain, à mettre en place : rassemblement, renouvellement profond, et travail.
Nous allons le faire ensemble pour incarner à nouveau l’espoir. Nous devons être à la hauteur. Je sais qu’il faudra beaucoup de courage et de ténacité mais je sais que chacun d’entre vous pensez actuellement aux militants et aux Français qui voient ce qui se passe depuis quelques jours dans notre parti et se lamentent.
C’est en pensant à eux et en pensant à tous les militants que je dis: rassemblons-nous, unissons-nous autour d’une ligne de gauche, celle que nous avons voulue lors de notre congrès, mais aussi autour d’un profond renouvellement qui fera que le Parti socialiste, si j’osais, s’appelle le nouveau Parti socialiste ; en tout cas qu’il garde l’essentiel, les valeurs de solidarité, d’égalité et de fraternité qu’il a toujours défendues.
mardi 25 novembre 2008
lundi 20 octobre 2008
Steinmeier adoubé candidat du SPD au poste de chancelier
Le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier a été officiellement adoubé samedi candidat du parti social-démocrate (SPD) à la chancellerie pour les élections législatives de septembre 2009, en promettant de mieux réguler le secteur financier.
Un congrès extraordinaire du SPD, convoqué à Berlin, a approuvé la candidature de M. Steinmeier qui était le seul candidat, à 95,13% des délégués, par un vote à bulletins secrets.
L'actuel vice-chancelier, à qui reviendra la lourde tâche d'affronter dans un an une chancelière actuellement très populaire, a dressé les grandes lignes de son programme électoral.
Dans un discours fleuve, il a notamment fustigé le laisser-faire économique, responsable selon lui de la crise financière actuelle.
"Je veux remettre de l'ordre dans le rapport entre politique et économie. (...) Il est temps de penser autrement, il temps pour un nouveau départ, qui ne peut se faire qu'avec une meilleure régulation de la branche financière", a assuré le candidat.
Evoquant les faillites des grands instituts financiers qui ont déclenché la crise, M. Steinmeier s'est exclamé: "les maîtres de l'univers se sont effondrés. Les conséquences sont dramatiques, mais ce sont les autres qui trinquent! C'est cela qui nous met tellement en colère, et avec nous la majorité des gens de ce pays".
A propos du récent plan de soutien au secteur bancaire en Allemagne -approuvé avec le soutien du SPD qui co-dirige le pays depuis trois ans dans le cadre de la "grande coalition" avec les conservateurs- le numéro deux du gouvernement a prévenu: "celui qui veut de l'argent de l'Etat doit accepter que l'Etat ait son mot à dire et qu'il co-décide".
Les délégués du parti ont par ailleurs élu, avec 85% des suffrages, l'ancien vice-chancelier Franz Müntefering comme nouveau président du SPD, un poste qu'il avait déjà occupé de mars 2004 à novembre 2005, avant de céder les rênes à Kurt Beck, qui a démissionné en septembre dernier au vu d'une cote de popularité catastrophique.
Très apprécié des militants, M. Müntefering a appelé samedi son parti à l'unité. "C'est ensemble que nous sommes forts", a-t-il souligné.
La désignation du tandem Steinmeier/Müntefering -artisans des réformes économiques de l'ère Schröder qui ont permis une baisse spectaculaire du chômage dans la première économie d'Europe, mais qui sont honnies par l'aile gauche du parti- avait été acquise début septembre lors d'un mini-sommet de crise, convoqué à un an des élections pour relancer un parti tombé au plus bas dans les sondages.
Ce sommet s'était soldé par une reprise en main du SPD par son aile réformatrice et par la démission de Kurt Beck.
M. Steinmeier, qui à 52 ans n'est pas député et qui n'a encore jamais été confronté au suffrage universel direct, est le plus populaire des actuels dirigeants du SPD. Mais il n'a ni le charisme ni les qualités d'orateur de Gerhard Schröder, dont il fut le chef de cabinet à la chancellerie (1999-2005).
Le SPD ne recueille plus que 25% environ des intentions de vote, contre 36% pour les Unions chrétiennes de Mme Merkel, alors que les deux camps étaient à peu près à égalité il y a trois ans.
Pire, les sociaux-démocrates, qui s'entre-déchirent depuis des mois, ne devancent plus que de quelques points la gauche radicale Die Linke, parti créé il y a un an par d'anciens communistes et des transfuges du SPD déçus par les réformes de Gerhard Schröder.
Sources : AFP
Un congrès extraordinaire du SPD, convoqué à Berlin, a approuvé la candidature de M. Steinmeier qui était le seul candidat, à 95,13% des délégués, par un vote à bulletins secrets.
L'actuel vice-chancelier, à qui reviendra la lourde tâche d'affronter dans un an une chancelière actuellement très populaire, a dressé les grandes lignes de son programme électoral.
Dans un discours fleuve, il a notamment fustigé le laisser-faire économique, responsable selon lui de la crise financière actuelle.
"Je veux remettre de l'ordre dans le rapport entre politique et économie. (...) Il est temps de penser autrement, il temps pour un nouveau départ, qui ne peut se faire qu'avec une meilleure régulation de la branche financière", a assuré le candidat.
Evoquant les faillites des grands instituts financiers qui ont déclenché la crise, M. Steinmeier s'est exclamé: "les maîtres de l'univers se sont effondrés. Les conséquences sont dramatiques, mais ce sont les autres qui trinquent! C'est cela qui nous met tellement en colère, et avec nous la majorité des gens de ce pays".
A propos du récent plan de soutien au secteur bancaire en Allemagne -approuvé avec le soutien du SPD qui co-dirige le pays depuis trois ans dans le cadre de la "grande coalition" avec les conservateurs- le numéro deux du gouvernement a prévenu: "celui qui veut de l'argent de l'Etat doit accepter que l'Etat ait son mot à dire et qu'il co-décide".
Les délégués du parti ont par ailleurs élu, avec 85% des suffrages, l'ancien vice-chancelier Franz Müntefering comme nouveau président du SPD, un poste qu'il avait déjà occupé de mars 2004 à novembre 2005, avant de céder les rênes à Kurt Beck, qui a démissionné en septembre dernier au vu d'une cote de popularité catastrophique.
Très apprécié des militants, M. Müntefering a appelé samedi son parti à l'unité. "C'est ensemble que nous sommes forts", a-t-il souligné.
La désignation du tandem Steinmeier/Müntefering -artisans des réformes économiques de l'ère Schröder qui ont permis une baisse spectaculaire du chômage dans la première économie d'Europe, mais qui sont honnies par l'aile gauche du parti- avait été acquise début septembre lors d'un mini-sommet de crise, convoqué à un an des élections pour relancer un parti tombé au plus bas dans les sondages.
Ce sommet s'était soldé par une reprise en main du SPD par son aile réformatrice et par la démission de Kurt Beck.
M. Steinmeier, qui à 52 ans n'est pas député et qui n'a encore jamais été confronté au suffrage universel direct, est le plus populaire des actuels dirigeants du SPD. Mais il n'a ni le charisme ni les qualités d'orateur de Gerhard Schröder, dont il fut le chef de cabinet à la chancellerie (1999-2005).
Le SPD ne recueille plus que 25% environ des intentions de vote, contre 36% pour les Unions chrétiennes de Mme Merkel, alors que les deux camps étaient à peu près à égalité il y a trois ans.
Pire, les sociaux-démocrates, qui s'entre-déchirent depuis des mois, ne devancent plus que de quelques points la gauche radicale Die Linke, parti créé il y a un an par d'anciens communistes et des transfuges du SPD déçus par les réformes de Gerhard Schröder.
Sources : AFP
dimanche 7 septembre 2008
Non à EDVIGE !
http://nonaedvige. ras.eu.org/
Il est encore temps de signer, déjà plus 110 000 signatures et plus de 700 organisations l'ont fait , refusons d'être fichés dès 13 ans en raison de nos activités militantes, associatives, syndicales, politiques, féministes et... religieuses, non religieuses, sexuelles... et notre état de santé....ou nos boulettes au collège !!!!
Il est encore temps de signer, déjà plus 110 000 signatures et plus de 700 organisations l'ont fait , refusons d'être fichés dès 13 ans en raison de nos activités militantes, associatives, syndicales, politiques, féministes et... religieuses, non religieuses, sexuelles... et notre état de santé....ou nos boulettes au collège !!!!

Berlin, 7. September 2008
Liebe Freunde,

Kurt Beck hat heute bei der Klausursitzung von Präsidium, geschäftsführendem Fraktionsvorstand, SPD-Bundesministern und –Ministerpräsidenten erklärt, dass er für das Amt des Parteivorsitzenden nicht mehr zur Verfügung steht.
Wir waren alle überrascht und schockiert. Kurt Beck hat die Partei gut durch eine schwierige Zeit geführt, er hat unsere Partei verstanden – und mit dem Hamburger Programm eine gute Grundlage für unsere künftige politische Arbeit gelegt.
Wir alle haben großen Respekt vor seiner Leistung, vor allem schulden wir ihm großen Dank.
Kurt Beck hat in der Sitzung erklärt, für ihn habe bereits seit geraumer Zeit festgestanden, dass ich die Kanzlerkandidatur übernehmen soll. Wir haben darüber oft und vertrauensvoll gesprochen.
Wir waren uns einig: Jetzt ist die Zeit reif, die Entscheidung zu treffen. Wir waren uns auch einig, dass mit dieser Personalentscheidung ein wirklicher Neuanfang in der Partei verbunden sein muss. Mit einem starken Zentrum, hinter dem sich die Partei geschlossen vereint. Die Kämpfe von Flügeln und Personen müssen ein Ende haben.
So haben wir es heute bei der Klausursitzung in einer intensiven Diskussion miteinander besprochen. Ich versichere Euch: Wir kennen unsere Verantwortung – für unsere Partei und für Deutschland. Eine starke Sozialdemokratie ist notwendig für unser Land. Wir wollen ein Land, in dem die starken Schultern für die Schwachen einstehen, und wo den Schwachen geholfen wird, stark zu werden. Das ist der Kern unserer sozialdemokratischen Idee.
Und auch wenn es ein schwerer Tag für unsere Partei ist: Ich habe heute gespürt, dass die Kraft dieser Idee bei uns allen lebendig ist. Wir sind uns einig, dass wir uns jetzt unterhaken und gemeinsam daran arbeiten, mit dieser Idee unser Land neu zu gestalten. Wir wollen, dass niemand am Rand der Gesellschaft liegen bleibt. Nur so stärken und erhalten wir den sozialen Frieden. Bis zur Bundestagswahl sind es noch 385 Tage – und wir werden sie nutzen.
Ich bin bereit, die SPD als Spitzenkandidat in diese Wahl zu führen. Das Präsidium hat entschieden, dass ich die Partei bis zur Wahl eines neuen Vorsitzenden führe. Wir werden ihn so bald wie möglich bei einem außerordentlichen Parteitag wählen. Ich habe vorgeschlagen, dass Franz Müntefering unser Parteivorsitzender wird. Das Präsidium ist meinem Vorschlag gefolgt.
Franz Müntefering verkörpert eine selbstbewusste, kämpferische Sozialdemokratie. Ich bin sicher, dass er wie kein anderer geeignet ist, die Partei mit ganzer Kraft zu einigen und mit mir gemeinsam erfolgreich in den Wahlkampf zu ziehen. Er ist dazu bereit.
Unsere Partei braucht eine starke Führung und ein starkes Zentrum. Mit den heutigen Beschlüssen haben wir die Weichen gestellt.
Heute beginnt nicht der Wahlkampf, aber wir starten mit der Aufholjagd für die Bundestagswahl 2009. Wir sind besser gerüstet als viele glauben. Wir werden uns auf unsere eigene Kraft konzentrieren. Ich trete nicht an, um auf Platz zu spielen.
Kämpfen wir gemeinsam und geschlossen dafür, dass in 385 Tagen wieder ein Sozialdemokrat Deutschland regiert!
Euer
Frank-Walter Steinmeier
lundi 1 septembre 2008
Wahlanalyse OB-Wahl 2008
Gewählt wurde in 429 Stimmbezirken (darunter 41 Briefwahlbezirke). Von den insgesamt 461.599 Wahlberechtigten waren 40.382 EU-Bürgerinnen und EUBürger.
17.995 Erst- und Jungwählerinnen und –wähler, darunter 8.696 minderjährige Wählerinnen und Wähler ab 16 Jahren waren aufgerufen, an der Wahl teilzunehmen.
Die Wahlbeteiligung lag bei dieser Oberbürgermeister direktwahlbei lediglich 38,5%. Sie war damit deutlich geringer als die Wahlbeteiligung bei der letzten OB-Wahl am 26. September 2004, die bei 53,1% lag. Eine so niedrige Wahlbeteiligung hat es in Düsseldorf bei politischen Wahlen seit 1946 noch nie gegeben.
Bei der Betrachtung der einzelnen Stadtteile ergibt sich folgendes Bild: Die mit Abstand höchste Wahlbeteiligung mit 61,6% ist für den Stadtteil Himmelgeist festzustellen. Die geringste Wahlbeteiligung weist mit 23% Flingern Süd auf.
Dirk Elbers erzielte in 45 von 49 Stadtteilen Stimmenanteile von über 50%. In allen Stadtteilen (mit Ausnahme von Hafen und Flingern Süd) kann er die meisten Stimmen auf sich vereinen: Die Anteile liegen zwischen 46,5% in Oberbilk und 77,9% im Stadtteil Angermund. Die besten Ergebnisse erzielt Dirk Elbers in den nördlichen und eher wohlhabenden Stadtteilen Angermund, Lohausen, Wittlaer, Kalkum sowie im linksrheinischen Niederkassel mit jeweils über 74% der Wählerstimmen. Diese Stadtteile zeichnen sich darüber hinaus durch eine überdurchschnittliche Wahlbeteiligung aus.
Im Hafen und in Flingern Süd gelingt es Karin Kortmann als Kandidatin von SPD und GRÜNEN mit 77,8% bzw. 49,6% der Stimmen die Mehrheit zu erreichen. Hierbei ist jedoch für den Stadtteil Hafen zu beachten, dass hier nur 43 von 152 Wahlberechtigten insgesamt ihre Stimme abgegeben haben.
Die höchsten Stimmenanteile kann Karin Kortmann in folgenden Stadtteilen der Innenstadt bzw. des Innenstadtrandes erreichen: im Hafen, in Flingern Süd, Friedrichstadt, Oberbilk, Unterbilk und Lierenfeld mit jeweils (zum Teil deutlich) über 43%. In diesen Stadtteilen lässt sich, spiegelbildlich zu den Stadtteilen, in denen der CDU-Kandidat gewinnen konnte, eine unterdurchschnittliche Wahlbeteiligung feststellen.
17.995 Erst- und Jungwählerinnen und –wähler, darunter 8.696 minderjährige Wählerinnen und Wähler ab 16 Jahren waren aufgerufen, an der Wahl teilzunehmen.
Die Wahlbeteiligung lag bei dieser Oberbürgermeister direktwahlbei lediglich 38,5%. Sie war damit deutlich geringer als die Wahlbeteiligung bei der letzten OB-Wahl am 26. September 2004, die bei 53,1% lag. Eine so niedrige Wahlbeteiligung hat es in Düsseldorf bei politischen Wahlen seit 1946 noch nie gegeben.
Bei der Betrachtung der einzelnen Stadtteile ergibt sich folgendes Bild: Die mit Abstand höchste Wahlbeteiligung mit 61,6% ist für den Stadtteil Himmelgeist festzustellen. Die geringste Wahlbeteiligung weist mit 23% Flingern Süd auf.
Dirk Elbers erzielte in 45 von 49 Stadtteilen Stimmenanteile von über 50%. In allen Stadtteilen (mit Ausnahme von Hafen und Flingern Süd) kann er die meisten Stimmen auf sich vereinen: Die Anteile liegen zwischen 46,5% in Oberbilk und 77,9% im Stadtteil Angermund. Die besten Ergebnisse erzielt Dirk Elbers in den nördlichen und eher wohlhabenden Stadtteilen Angermund, Lohausen, Wittlaer, Kalkum sowie im linksrheinischen Niederkassel mit jeweils über 74% der Wählerstimmen. Diese Stadtteile zeichnen sich darüber hinaus durch eine überdurchschnittliche Wahlbeteiligung aus.
Im Hafen und in Flingern Süd gelingt es Karin Kortmann als Kandidatin von SPD und GRÜNEN mit 77,8% bzw. 49,6% der Stimmen die Mehrheit zu erreichen. Hierbei ist jedoch für den Stadtteil Hafen zu beachten, dass hier nur 43 von 152 Wahlberechtigten insgesamt ihre Stimme abgegeben haben.
Die höchsten Stimmenanteile kann Karin Kortmann in folgenden Stadtteilen der Innenstadt bzw. des Innenstadtrandes erreichen: im Hafen, in Flingern Süd, Friedrichstadt, Oberbilk, Unterbilk und Lierenfeld mit jeweils (zum Teil deutlich) über 43%. In diesen Stadtteilen lässt sich, spiegelbildlich zu den Stadtteilen, in denen der CDU-Kandidat gewinnen konnte, eine unterdurchschnittliche Wahlbeteiligung feststellen.
jeudi 28 août 2008
Soutien de Pierre Cohen, maire de Toulouse à Karin Kortmann

A l’attention de Karin Kortmann
Chère Karin, chers amis de la gauche de Dusseldorf,
Je me permets de t’envoyer ce petit message d’encouragement pour l’élection à venir.
Je le fais comme maire de Toulouse, ville jumelée à Düsseldorf, comme président de la communauté d’agglomération du Grand Toulouse
Je n’oublie pas non plus le soutien amical et important que m’a accordé Martin Schultz lors de la campagne électorale de mars dernier qui a vu la gauche que je conduisais remporter la mairie après 37 années de domination de la droite.
Je le fais enfin comme socialiste qui pense que des alliances claires avec nos partenaires, notamment les Verts sont déterminantes pour gagner.
J’espère que ce qui fait gagner la gauche à Toulouse, la fera gagner à Dusseldorf.
De la lecture de ton programme, je retiens que ta victoire, la victoire de la gauche nous conduira à de nombreux partenariats :
- notre volonté de construire des métropoles européennes fondées sur les sciences de la connaissance, sur la recherche se traduira par des relations renforcées entre nos universités ;
- notre engagement résolu pour la démocratie nous invitera à inventer ensemble la ville cosmopolite qui intègre les étrangers et libère la créativité de tous comme nous le proposons dans notre projet Toulouse capitale européenne en 2013 ;
- nous pourrons échanger sur l’urbanisation et la préservation de l’environnement, sur la construction d’éco-quartiers ;
- nous nous renforcerons dans nos volontés de mettre un terme à la privatisation des services essentiels pour la vie des citoyens comme le transport ou l’eau, ou dans le défi de la construction de logements accessibles à tous dans les centres urbains.
Alors oui, avec tous mes amis socialistes, avec la gauche toulousaine, nous penserons à vous dans ces prochains jours en souhaitant, pour les raisons que je viens de dire, que les habitants de Dusseldorf vous accordent leur confiance et leur vote.

Pierre COHEN
Rappel
Karin Kortmann est la candidate du SPD et des verts (une première en Allemagne : normalement, les candidatures sont différentes).
Karin Kortmann est députée au Bundestag depuis septembre 1998 et secrétaire d’Etat fédérale depuis novembre 2005 auprès du ministre Heidemarie Wieczorek-Zeul (SPD), ministre de la coopération et du développement.
jeudi 24 juillet 2008
Barack Obama à Berlin pour un discours très attendu

AFP
Le candidat démocrate à la Maison Blanche Barack Obama est arrivé jeudi à Berlin, où il doit prononcer un discours devant un public fasciné pour lequel il incarne l'espoir d'un renouveau des relations transatlantiques.
L'avion du sénateur de l'Illinois s'est posé à 09H50 à l'aéroport de Tegel, au nord de la capitale allemande.
Il devait ensuite rencontrer pendant une heure la chancelière conservatrice Angela Merkel qui s'est dit impressionnée par la "vigueur" de sa campagne électorale, puis le ministre des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier.
Dans la soirée, M. Obama doit prononcer un discours sur les relations transatlantiques au pied de la Colonne de la victoire, à quelque centaines de mètres de la porte de Brandebourg, symbole de la réunification d'une ville divisée pendant les décennies de la guerre froide.
Barack Obama, "le John Kennedy noir", suscite l'enthousiasme en Allemagne, où la popularité des Etats-Unis est tombée au plus bas sous la présidence de George W. Bush. Selon un récent sondage TNS, 76% des Allemands souhaitent la victoire du jeune sénateur, contre 10% seulement qui préfèreraient celle du candidat républicain John McCain.
Le quotidien de gauche Tageszeitung le représente en Superman à la Une, tandis que le Bild Zeitung, le journal le plus lu d'Allemagne, s'extasie sur "ce sourire rayonnant", "ce discours clair" et "cet optimisme" qui charment les Allemands.
Klaus Schlicht, 49 ans, marchand de journaux qui a décoré son étal d'un drapeau américain, voit Obama comme "un nouveau Kennedy, jeune et dynamique". "Il y aura de meilleures relations entre les Etats-Unis et l'Europe" s'il est élu, déclare-t-il.
Les prises de position du candidat démocrate, du retrait des troupes américaines d'Irak à la fermeture de la prison de Guantanamo, séduisent le public allemand. Mais beaucoup de commentateurs mettent en garde contre des attentes exagérées. "Obama ne devrait pas être confondu avec un Européen caché", écrivait cette semaine le Handelsblatt.
Mme Merkel elle-même a déclaré mercredi qu'elle ne s'attendait pas à un revirement de la diplomatie américaine après les élections. Quel que soit le vainqueur, il y aura une continuité en politique étrangère, a-t-elle prévu lors d'une conférence de presse.
Berlin sait déjà que le prochain président demandera aux Européens plus d'efforts pour soutenir l'Alliance atlantique, notamment en Afghanistan. La chancelière a prévenu publiquement que l'Allemagne n'irait pas au delà du renfort de mille hommes annoncé pour le nord de l'Afghanistan.
La venue du candidat démocrate suscite l'effervescence dans la ville. Les accès à la colonne qui commémore les victoires de la Prusse sur la France, l'Autriche et le Danemark sont bloqués dans l'attente de dizaines de milliers de spectateurs.
Pour cette manifestation, organisée par l'équipe de campagne électorale du candidat, deux écrans géants ont été dressés à proximité pour projeter les images de l'orateur, et des orchestres "chaufferont" la foule en attendant son arrivée prévue à 19H00.
Barack Obama, qui s'est déjà rendu en Irak, en Afghanistan, en Jordanie et en Israël, doit repartir vendredi pour Paris. Il terminera par Londres sa tournée internationale destinée à montrer à l'opinion américaine qu'il a l'étoffe d'un président.
Le gouvernement français prévoit la suppression de 83 unités militaires à partir de 2009
AFP
Le gouvernement prévoit la suppression de 83 sites ou unités militaires à travers la France à partir de 2009, ainsi que 33 déménagements d'une ville à l'autre, selon le "plan de modernisation de la Défense" dévoilé jeudi par le Premier ministre François Fillon.

Ces unités ou sites sont de tailles très variables, de quelques dizaines de personnes à 2.502 personnes pour la base aérienne 128 de Metz, appelée à fermer après 2011.
Dès 2009, le gouvernement prévoit notamment de fermer le 57e régiment d'artillerie de Bitche (Moselle, 1.138 personnes), le 601e régiment de circulation routière d'Arras (Pas-de-Calais, 730 personnes), la base aérienne 101 de Toulouse, le 12e régiment d'artillerie d'Haguenau (664 personnes, Bas-Rhin).
Mais Haguenau cependant doit récupérer, toujours en 2009, le deuxième régiment de hussards de Sourdun (Seine-et-Marne, 895 personnes) qui quittera la ville.
Par ailleurs, le 501e-503e régiment de chars de combat (RCC) de Mourmelon (1.256 militaires) va être maintenu, a annoncé jeudi à l'AFP le maire de la ville Fabrice Loncol (app. UMP).
Le gouvernement prévoit la suppression de 83 sites ou unités militaires à travers la France à partir de 2009, ainsi que 33 déménagements d'une ville à l'autre, selon le "plan de modernisation de la Défense" dévoilé jeudi par le Premier ministre François Fillon.

Ces unités ou sites sont de tailles très variables, de quelques dizaines de personnes à 2.502 personnes pour la base aérienne 128 de Metz, appelée à fermer après 2011.
Dès 2009, le gouvernement prévoit notamment de fermer le 57e régiment d'artillerie de Bitche (Moselle, 1.138 personnes), le 601e régiment de circulation routière d'Arras (Pas-de-Calais, 730 personnes), la base aérienne 101 de Toulouse, le 12e régiment d'artillerie d'Haguenau (664 personnes, Bas-Rhin).
Mais Haguenau cependant doit récupérer, toujours en 2009, le deuxième régiment de hussards de Sourdun (Seine-et-Marne, 895 personnes) qui quittera la ville.
Par ailleurs, le 501e-503e régiment de chars de combat (RCC) de Mourmelon (1.256 militaires) va être maintenu, a annoncé jeudi à l'AFP le maire de la ville Fabrice Loncol (app. UMP).
mercredi 23 juillet 2008
Une année parlementaire très dense avec les institutions en point d'orgue
Par Béatrix BACONNIER-MARTIN AFP
Députés et sénateurs ont quitté mercredi soir leurs hémicycles au terme d'une année parlementaire dense, marquée par l'indocilité de la majorité UMP qui n'a pas empêché l'adoption de plusieurs projets-phare de Nicolas Sarkozy, dont la réforme des institutions.

Empêtrée dans ses querelles internes, l'opposition socialiste a retrouvé dans l'hémicycle une certaine unité pour batailler contre les textes.
Lors de la session ordinaire -octobre 2007 à juin 2008- suivie de la session extraordinaire -1er au 24 juillet-, l'Assemblée nationale a siégé 109 jours et le Sénat 117.
Le Parlement aura en tout adopté 55 textes, 42 projets de lois et 13 propositions de loi (d'initiative parlementaire).
Une dizaine ont mis en musique plusieurs promesses de M. Sarkozy, comme le texte sur la "maîtrise de l'immigration" avec la très controversée disposition sur les tests ADN qui a donné lieu à une vive polémique dans le pays.
Autre mesure sujette à débat, partiellement censurée par les Sages qui en ont refusé le caractère rétroactif: la rétention de sûreté qui permet l'enfermement, à vie, des criminels les plus dangereux à leur sortie de prison.
Pendant la session, une motion de censure a été défendue par l'opposition, en avril, contre la politique étrangère du gouvernement. Ce dernier n'a, de son côté, jamais engagé sa responsabilité devant l'Assemblée (49-3).
Par ailleurs, une seule commission d'enquête a été constituée, sur les conditions de libération des soignants bulgares détenus en Libye.
La session a aussi été marquée par un énorme couac sur le texte OGM, rejeté par l'Assemblée pour cause de désertion des députés UMP au lendemain de municipales perdues par la droite.
Un "incident de parcours" selon le gouvernement, qui l'a vite réparé, mais révélateur sinon d'un malaise du moins d'une indiscipline manifeste des troupes UMP.
Cette indocilité est très vite réapparue sur la réforme des institutions. C'est avec retard et après de longues négociations avec une majorité rétive, dans les deux chambres, que Nicolas Sarkozy a pu convoquer le Congrès, pour faire voter, d'extrême justesse, un texte très édulcoré par rapport à son ambition initiale.
Durant les trois semaines de session extraordinaire, les parlementaires ont adopté, au pas de charge, plusieurs textes très importants, dont certains controversés, à commencer par la réforme du temps de travail, présenté par Xavier Bertrand (Travail) comme "la fin des 35 heures imposées".
Le Parlement a également voté l'obligation d'accueil des élèves de primaires et maternelles en cas de grève ou d'absence "imprévisible" d'un enseignant.
En un an, deux Congrès ont été convoqués, l'un sur le traité de Lisbonne, en février, marquant le summum de la division au PS, l'autre le 21 juillet, pour la réforme de la Constitution.
Après son adoption, à l'arraché faute de consensus avec le PS et après d'intenses tractations, la majorité part en vacances apaisée, mais le PS, à quelques mois de son congrès, est plus divisé que jamais.
La session 2008-2009 débutera le 1er octobre mais les sénateurs rentreront dès les derniers jours de septembre: après le renouvellement d'un tiers du Sénat (114 sièges), le 21 septembre, ils éliront leur nouveau président le 1er octobre au terme d'une bataille qui s'annonce acharnée entre les deux principaux prétendants, Jean-Pierre Raffarin et Gérard Larcher.
Députés et sénateurs ont quitté mercredi soir leurs hémicycles au terme d'une année parlementaire dense, marquée par l'indocilité de la majorité UMP qui n'a pas empêché l'adoption de plusieurs projets-phare de Nicolas Sarkozy, dont la réforme des institutions.

Empêtrée dans ses querelles internes, l'opposition socialiste a retrouvé dans l'hémicycle une certaine unité pour batailler contre les textes.
Lors de la session ordinaire -octobre 2007 à juin 2008- suivie de la session extraordinaire -1er au 24 juillet-, l'Assemblée nationale a siégé 109 jours et le Sénat 117.
Le Parlement aura en tout adopté 55 textes, 42 projets de lois et 13 propositions de loi (d'initiative parlementaire).
Une dizaine ont mis en musique plusieurs promesses de M. Sarkozy, comme le texte sur la "maîtrise de l'immigration" avec la très controversée disposition sur les tests ADN qui a donné lieu à une vive polémique dans le pays.
Autre mesure sujette à débat, partiellement censurée par les Sages qui en ont refusé le caractère rétroactif: la rétention de sûreté qui permet l'enfermement, à vie, des criminels les plus dangereux à leur sortie de prison.
Pendant la session, une motion de censure a été défendue par l'opposition, en avril, contre la politique étrangère du gouvernement. Ce dernier n'a, de son côté, jamais engagé sa responsabilité devant l'Assemblée (49-3).
Par ailleurs, une seule commission d'enquête a été constituée, sur les conditions de libération des soignants bulgares détenus en Libye.
La session a aussi été marquée par un énorme couac sur le texte OGM, rejeté par l'Assemblée pour cause de désertion des députés UMP au lendemain de municipales perdues par la droite.
Un "incident de parcours" selon le gouvernement, qui l'a vite réparé, mais révélateur sinon d'un malaise du moins d'une indiscipline manifeste des troupes UMP.
Cette indocilité est très vite réapparue sur la réforme des institutions. C'est avec retard et après de longues négociations avec une majorité rétive, dans les deux chambres, que Nicolas Sarkozy a pu convoquer le Congrès, pour faire voter, d'extrême justesse, un texte très édulcoré par rapport à son ambition initiale.
Durant les trois semaines de session extraordinaire, les parlementaires ont adopté, au pas de charge, plusieurs textes très importants, dont certains controversés, à commencer par la réforme du temps de travail, présenté par Xavier Bertrand (Travail) comme "la fin des 35 heures imposées".
Le Parlement a également voté l'obligation d'accueil des élèves de primaires et maternelles en cas de grève ou d'absence "imprévisible" d'un enseignant.
En un an, deux Congrès ont été convoqués, l'un sur le traité de Lisbonne, en février, marquant le summum de la division au PS, l'autre le 21 juillet, pour la réforme de la Constitution.
Après son adoption, à l'arraché faute de consensus avec le PS et après d'intenses tractations, la majorité part en vacances apaisée, mais le PS, à quelques mois de son congrès, est plus divisé que jamais.
La session 2008-2009 débutera le 1er octobre mais les sénateurs rentreront dès les derniers jours de septembre: après le renouvellement d'un tiers du Sénat (114 sièges), le 21 septembre, ils éliront leur nouveau président le 1er octobre au terme d'une bataille qui s'annonce acharnée entre les deux principaux prétendants, Jean-Pierre Raffarin et Gérard Larcher.
mardi 22 juillet 2008
Institutions: le Parlement approuve de justesse la réforme de la Constitution
Par Béatrix BACONNIER-MARTIN
Le Parlement a approuvé lundi avec une seule voix d'avance la 24e réforme de la Constitution, qui donne plus de pouvoirs au Parlement et aux citoyens et autorise le président de la République à s'exprimer devant les deux Chambres réunies.

C'est le scrutin le plus serré jamais enregistré sous la Ve République pour une réforme approuvée par voie parlementaire.
Le projet a réuni 539 voix, face à 357 contre, sur 896 votes exprimés: une voix de plus que la majorité des trois cinquièmes requise (538).
Deux votes ont donc été décisifs: celui du président de l'Assemblée Bernard Accoyer (UMP) qui, contrairement à l'usage, a participé au scrutin, glissant un bulletin "oui". Et celle de Jack Lang, seul PS à avoir voté pour.
Depuis Dublin, le président Nicolas Sarkozy, qui s'était démené jusqu'au bout pour sauver "sa" réforme, a exprimé sa "joie". "C'est la démocratie qui a gagné", a-t-il dit.
Le numéro un du PS, François Hollande, a jugé pour sa part que "le perdant, c'est Nicolas Sarkozy".
Edulcorée par rapport à l'ambition initiale du chef de l'Etat, la réforme lui offre une nouvelle prérogative: s'exprimer devant le congrès.
Elle donne des pouvoirs supplémentaires au Parlement en matière législative et de contrôle et accorde deux nouveaux droits, fortement encadrés, aux citoyens: référendum et contestation des lois.
Le suspense aura duré jusqu'au bout. Mais après un week-end de tractations, voire de pressions selon des intéressés, l'UMP a fait quasiment le plein de ses voix (310 députés et 159 sénateurs pour le oui).
Le clan de ses "irréductibles" s'est réduit à sept "non" et une abstention.
Faute de consensus avec le PS, l'Elysée et Matignon avaient misé sur la discipline de l'UMP, le soutien des centristes et le ralliement des Radicaux de gauche.
Après le vote, le Premier ministre François Fillon a assuré que l'élan réformateur" allait être "encore renforcé"
A l'exception du MoDem François Bayrou et de deux sénateurs, les centristes ont adhéré à la réforme: (54 parlementaires pour, 5 abstentions).
De même que la plupart des 18 Radicaux de gauche, suivant la consigne de leur patron, Jean-Michel Baylet.
La mauvaise surprise pour la majorité est venue des sénateurs radicaux de droite et de gauche (RDSE) dont 11 sur 17 seulement ont voté pour et des sénateurs non-inscrits (3 oui sur 13).
Le non a fait le plein des voix communistes et Verts (47 parlementaires) et socialistes (186 députés/95 sénateurs).
Seul le PS Lang a dit oui à une réforme renforçant à ses yeux les droits "du Parlement, des citoyens et de l'opposition". Il a assuré rester un "opposant déterminé".
Mais pour le patron des députés PS, Jean-Marc Ayrault, il a commis par ce oui une "faute politique".
24 demandes socialistes, selon la droite, avaient été intégrées à la réforme. Mais, parmi les conditions posées par le PS pour un soutien, seul un droit de réponse lorsque le président parle politique intérieure a été concédé par le chef de l'Etat. Trop tard et trop peu pour les socialistes.
Pour faire adopter l'un de ses projets majeurs, Nicolas Sarkozy aura dû également composer avec la cinquantaine d'opposants à une entrée d'Ankara dans l'UE, qui ont obtenu le maintien du verrou référendaire.
"Les grandes réformes de notre histoire ont parfois été adoptées à une voix", se consolaient des élus de la majorité. Allusion à l'amendement Wallon, fondateur de la IIIème République, passé en 1875 à une voix près.
Le Parlement a approuvé lundi avec une seule voix d'avance la 24e réforme de la Constitution, qui donne plus de pouvoirs au Parlement et aux citoyens et autorise le président de la République à s'exprimer devant les deux Chambres réunies.

C'est le scrutin le plus serré jamais enregistré sous la Ve République pour une réforme approuvée par voie parlementaire.
Le projet a réuni 539 voix, face à 357 contre, sur 896 votes exprimés: une voix de plus que la majorité des trois cinquièmes requise (538).
Deux votes ont donc été décisifs: celui du président de l'Assemblée Bernard Accoyer (UMP) qui, contrairement à l'usage, a participé au scrutin, glissant un bulletin "oui". Et celle de Jack Lang, seul PS à avoir voté pour.
Depuis Dublin, le président Nicolas Sarkozy, qui s'était démené jusqu'au bout pour sauver "sa" réforme, a exprimé sa "joie". "C'est la démocratie qui a gagné", a-t-il dit.
Le numéro un du PS, François Hollande, a jugé pour sa part que "le perdant, c'est Nicolas Sarkozy".
Edulcorée par rapport à l'ambition initiale du chef de l'Etat, la réforme lui offre une nouvelle prérogative: s'exprimer devant le congrès.
Elle donne des pouvoirs supplémentaires au Parlement en matière législative et de contrôle et accorde deux nouveaux droits, fortement encadrés, aux citoyens: référendum et contestation des lois.
Le suspense aura duré jusqu'au bout. Mais après un week-end de tractations, voire de pressions selon des intéressés, l'UMP a fait quasiment le plein de ses voix (310 députés et 159 sénateurs pour le oui).
Le clan de ses "irréductibles" s'est réduit à sept "non" et une abstention.
Faute de consensus avec le PS, l'Elysée et Matignon avaient misé sur la discipline de l'UMP, le soutien des centristes et le ralliement des Radicaux de gauche.
Après le vote, le Premier ministre François Fillon a assuré que l'élan réformateur" allait être "encore renforcé"
A l'exception du MoDem François Bayrou et de deux sénateurs, les centristes ont adhéré à la réforme: (54 parlementaires pour, 5 abstentions).
De même que la plupart des 18 Radicaux de gauche, suivant la consigne de leur patron, Jean-Michel Baylet.
La mauvaise surprise pour la majorité est venue des sénateurs radicaux de droite et de gauche (RDSE) dont 11 sur 17 seulement ont voté pour et des sénateurs non-inscrits (3 oui sur 13).
Le non a fait le plein des voix communistes et Verts (47 parlementaires) et socialistes (186 députés/95 sénateurs).
Seul le PS Lang a dit oui à une réforme renforçant à ses yeux les droits "du Parlement, des citoyens et de l'opposition". Il a assuré rester un "opposant déterminé".
Mais pour le patron des députés PS, Jean-Marc Ayrault, il a commis par ce oui une "faute politique".
24 demandes socialistes, selon la droite, avaient été intégrées à la réforme. Mais, parmi les conditions posées par le PS pour un soutien, seul un droit de réponse lorsque le président parle politique intérieure a été concédé par le chef de l'Etat. Trop tard et trop peu pour les socialistes.
Pour faire adopter l'un de ses projets majeurs, Nicolas Sarkozy aura dû également composer avec la cinquantaine d'opposants à une entrée d'Ankara dans l'UE, qui ont obtenu le maintien du verrou référendaire.
"Les grandes réformes de notre histoire ont parfois été adoptées à une voix", se consolaient des élus de la majorité. Allusion à l'amendement Wallon, fondateur de la IIIème République, passé en 1875 à une voix près.
jeudi 17 juillet 2008
DÉPUTÉS POUR LES FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER : PÉTITION
NOUS VOULONS DES DÉPUTÉS….
NOUS LES AURONS GRACE A LA DROITE :
MERCI FRANÇOIS HOLLANDE !
Signez la pétition: http://www.theochino.fr/deputes/
-
Nous, militants de la FFE, sommes consternés par la décision du Groupe Socialiste de l’Assemblée Nationale de rejeter la mise en place de Députés pour les Français de l’Etranger par les amendements Nº 240 et Nº 241.
Nous sommes atterrés par l’ignorance de nos spécificités dans laquelle se complaisent nos responsables politiques et nos élus députés.
Nous sommes outrés que les promesses électorales faîtes lors des élections présidentielles de 2002 et 2007 ne soient pas respectées et, au contraire, qu’elles soient bafouées et mises en contradiction avec nos valeurs socialistes.
Nous sommes désespérés de voir notre Parti engagé dans une logique électorale qui ne lui fait envisager les prochaines élections que comme des échecs. Alors que ce calcul est erroné, la Gauche n’ayant cessé de progresser lors des différentes élections à l’étranger depuis 1976. Cet amendement qui va être exploité par la droite dès l’an prochain lors des élections à l’AFE et sera martelé jusqu’en 2012, équivaut à ouvrir un grand « boulevard électoral à la droite ». Comment expliquer sur place à nos concitoyens résidents à l’étranger que nos Députés, notre Parti, n’appuyent plus , pire même considèrent comme « une erreur », une des mesures phares des candidats à la Présidentielle de 2002 et 2007 ? Nous savons, nous qui avons fait les campagnes présidentielles sur le terrain, combien nos compatriotes l’espéraient, l’appréciaient et l’attendaient.
Nous voulons que notre Premier Secrétaire du Parti entende notre plainte, reconsidère son attitude et qu’il adopte les mesures nécessaires pour un juste retour à nos principes.
Nous voulons que les Députés qui ont argumenté contre, lors de la session parlementaire du 9 Juillet, reconnaissent leur erreur et s’excusent auprès des militants.
Nous partagons totalement les termes du communiqué de presse publié le 9 juillet 2008 et nous affirmons un soutien sans faille à notre Premier Secrétaire Fédéral, Pierre-Yves Le Borgn’ qui, se sentant désavoué dans sa tâche de Délégué National des Français de l’étranger, a démissionné de ce poste par dignité et cohérence.
Nous appuyons l’action de nos deux sénateurs socialistes des Français de l’étranger, Monique Cerisier Ben-Guiga et Richard Yung qui, depuis longtemps, se battent pour que la représentativité des Français de l’étranger soit la plus large possible dans nos institutions nationales.
Nous voulons des Députés. Nous sommes sûrs de la victoire et de nos valeurs socialistes chez nos compatriotes à l’étranger et, dans le contexte politique du régime mis en place par Sarkozy , nous sommes convaincus qu’elle aura plus de force à l’étranger.
NOUS LES AURONS GRACE A LA DROITE :
MERCI FRANÇOIS HOLLANDE !
Signez la pétition: http://www.theochino.fr/deputes/
-
Nous, militants de la FFE, sommes consternés par la décision du Groupe Socialiste de l’Assemblée Nationale de rejeter la mise en place de Députés pour les Français de l’Etranger par les amendements Nº 240 et Nº 241.
Nous sommes atterrés par l’ignorance de nos spécificités dans laquelle se complaisent nos responsables politiques et nos élus députés.
Nous sommes outrés que les promesses électorales faîtes lors des élections présidentielles de 2002 et 2007 ne soient pas respectées et, au contraire, qu’elles soient bafouées et mises en contradiction avec nos valeurs socialistes.
Nous sommes désespérés de voir notre Parti engagé dans une logique électorale qui ne lui fait envisager les prochaines élections que comme des échecs. Alors que ce calcul est erroné, la Gauche n’ayant cessé de progresser lors des différentes élections à l’étranger depuis 1976. Cet amendement qui va être exploité par la droite dès l’an prochain lors des élections à l’AFE et sera martelé jusqu’en 2012, équivaut à ouvrir un grand « boulevard électoral à la droite ». Comment expliquer sur place à nos concitoyens résidents à l’étranger que nos Députés, notre Parti, n’appuyent plus , pire même considèrent comme « une erreur », une des mesures phares des candidats à la Présidentielle de 2002 et 2007 ? Nous savons, nous qui avons fait les campagnes présidentielles sur le terrain, combien nos compatriotes l’espéraient, l’appréciaient et l’attendaient.
Nous voulons que notre Premier Secrétaire du Parti entende notre plainte, reconsidère son attitude et qu’il adopte les mesures nécessaires pour un juste retour à nos principes.
Nous voulons que les Députés qui ont argumenté contre, lors de la session parlementaire du 9 Juillet, reconnaissent leur erreur et s’excusent auprès des militants.
Nous partagons totalement les termes du communiqué de presse publié le 9 juillet 2008 et nous affirmons un soutien sans faille à notre Premier Secrétaire Fédéral, Pierre-Yves Le Borgn’ qui, se sentant désavoué dans sa tâche de Délégué National des Français de l’étranger, a démissionné de ce poste par dignité et cohérence.
Nous appuyons l’action de nos deux sénateurs socialistes des Français de l’étranger, Monique Cerisier Ben-Guiga et Richard Yung qui, depuis longtemps, se battent pour que la représentativité des Français de l’étranger soit la plus large possible dans nos institutions nationales.
Nous voulons des Députés. Nous sommes sûrs de la victoire et de nos valeurs socialistes chez nos compatriotes à l’étranger et, dans le contexte politique du régime mis en place par Sarkozy , nous sommes convaincus qu’elle aura plus de force à l’étranger.
DÉPUTÉS POUR LES FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER : PÉTITION

POUR LA CRÉATION DE SIÈGES DE DÉPUTÉS DES FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER.
Signez la pétition: http://ffe.parti-socialiste.fr/
-
Dans les moments difficiles que traverse le Parti Socialiste, la Fédération des Français à l’Etranger possède une place et aussi des responsabilités singulières. Sans doute étions-nous uniques l’an passé à afficher dans la défaite des progrès électoraux majeurs.
Là où François Mitterrand recueillait 31% des voix le 10 mai 1981, la candidate socialiste obtenait plus de 46% et cinq fois plus de suffrages quelque 25 ans plus tard. Dans toute leur diversité, où qu’ils vivent, les Français à l’étranger sont au cœur du débat citoyen. La liste électorale pour l’élection présidentielle de 2007 comptait 821 600 inscrits, plaçant ainsi les Français de l’étranger au 8ème rang des départements français. Pour l’élection présidentielle de 2012, cette liste dépassera le million d’inscrits. C’est une réalité que le Parti Socialiste doit prendre pleinement en compte. Le développement de la FFE et de propositions à l’égard de nos compatriotes hors de France sont ainsi une nécessité.
Ces quinze dernières années ont été marquées par une évolution considérable des communautés françaises à l’étranger. Pas loin de 2,5 millions de Français vivent à l’étranger, soit près de 4% de la population de notre pays. 1,3 million d’entre eux sont désormais inscrits au registre des Français de l’étranger. Cela représente une augmentation de quelque 35% depuis 1995, particulièrement marquée en Amérique du Nord, en Europe et en Afrique du Nord. Cette nette évolution se mesure aussi au plan sociologique. Les coopérants et expatriés classiques représentent désormais moins de 5% des Français enregistrés.
Les communautés françaises d’aujourd’hui sont majoritairement composées de binationaux. Elles sont aussi bien plus jeunes et féminines que par le passé. Si les femmes ne représentaient que 37% de la population française à l’étranger il y a vingt ans, leur part y est désormais de 51%. Les Français de l’étranger sont de plus en plus des immigrés, qui vivent les aléas de la vie de leur pays de résidence. Leurs revenus sont de plus en plus d’origine locale. Les inégalités demeurent, voire s’aggravent d’un continent à l’autre. La précarité dans les communautés françaises n’a jamais été aussi grande en Afrique et en Amérique latine que ces toutes dernières années.
Voilà plus de 25 ans désormais que le Parti Socialiste est organisé à l’étranger grâce à la FFE. La FFE compte près de 2,000 militants répartis dans la plupart des pays du monde. De plus en plus, nos sections font parler d’elles, organisant des réunions et débats. Leur présence dans la vie publique des communautés françaises est désormais bien visible. Cet investissement militant construit sur des années et appuyé sur des propositions cohérentes a joué un rôle important dans la progression des suffrages recueillis par la gauche. Celle-ci était majoritaire le 6 mai 2007 dans l’Union européenne et pour la première fois en Afrique du Nord et en Afrique sub-saharienne. Le travail en bonne entente avec l’association Français du Monde – ADFE et l’appui des élus de gauche à l’AFE ont également contribué à cette progression, ne serait-ce que par l’union des forces de gauche et le maillage du terrain qu’ils ont permis. Les socialistes possèdent la capacité de gagner la majorité des suffrages des Français à l’étranger dans les dix prochaines années. Il existe un potentiel de participation aux alentours de 60-65%, soit quelque 500 000 suffrages exprimés et plus de 250 000 voix pour la gauche si le législateur adoptait le vote à distance pour rapprocher l’urne de l’électeur.
Le groupe socialiste à l’Assemblée Nationale a présenté la nuit dernière un amendement dans le cadre du projet de loi constitutionnelle afin de supprimer la création de sièges de députés des Français de l’étranger. Cet amendement, défendu en séance par François Hollande et présenté par Arnaud Montebourg comme premier signataire, a été repoussé par la majorité de droite. Pour autant, le mal politique est fait et le Parti Socialiste apparaît désormais comme la formation qui, face à la difficulté de la décision, aura préféré renier un engagement de près de 10 ans plutôt que de faire confiance à l’avenir et à ses militants. C’est un désastre politique pour nous, dont l’onde de choc dans les communautés françaises à l’étranger se fera durement sentir.
La proposition de créer des députés était initialement une proposition des socialistes, reprise très opportunément par Sarkozy et il serait incohérent que le Parti revienne sur celle-ci par pur calcul politique.
Nous, militants socialistes de la Fédération des Français de l’Etranger et des autres fédérations en France, appuyons la création de sièges de députés des Français de l’étranger.
mardi 15 juillet 2008
DÉPUTÉS POUR LES FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER : COMMUNIQUÉ DU BUREAU FÉDÉRAL DE LA F.F.E.
Présentation d’un amendement par le groupe SCR à l’Assemblée Nationale contre la représentation des Français de l’étranger à l’Assemblée nationale
A l’attention
du groupe socialiste à l’Assemblée nationale
du groupe socialiste au Sénat
du Secrétariat national du parti
aux militants PS à l’étranger
-
Le Bureau Fédéral de la Fédération des Français à l’Etranger tient a exprimer son incompréhension et sa déception suite à la présentation d’un amendement par le groupe S.C.R à l’Assemblée Nationale contre la représentation des Français de l’étranger à l’Assemblée nationale. Nous exprimons également notre solidarité avec le communiqué de presse commun publié le 9 juillet 2008 par notre Premier secrétaire fédéral Pierre-Yves Le Borgn’ et nos Sénateurs Monique Cerisier ben Guiga et Richard Yung , communiqué joint en annexe.
Sur la méthode, nous déplorons que le Groupe socialiste n’ait ni consulté ni informé la F.F.E avant de prendre l’initiative d’un tel amendement, creusant ainsi, à nouveau, le fossé qui divise les instances et élus du Parti, de sa base.
Sur le fond, les militants de la F.F.E ressentent cette initiative comme une injustice politique et un déni de démocratie mais également comme un véritable affront. Les arguments véhiculés lors de ce débat reprennent en effet les poncifs les plus éculés et les plus faux sur la réalité sociologique et politique de la communauté des Français vivant hors de France.
Le Parti socialiste a, en quelque minutes, perdu à l’étranger le crédit d’années de bataille et d’engagement.
Nous engageons également le Groupe socialiste au Sénat à maintenir sa position en faveur d’une représentation des Français de l’étranger à l’Assemblée nationale.
A l’attention
du groupe socialiste à l’Assemblée nationale
du groupe socialiste au Sénat
du Secrétariat national du parti
aux militants PS à l’étranger
-
Le Bureau Fédéral de la Fédération des Français à l’Etranger tient a exprimer son incompréhension et sa déception suite à la présentation d’un amendement par le groupe S.C.R à l’Assemblée Nationale contre la représentation des Français de l’étranger à l’Assemblée nationale. Nous exprimons également notre solidarité avec le communiqué de presse commun publié le 9 juillet 2008 par notre Premier secrétaire fédéral Pierre-Yves Le Borgn’ et nos Sénateurs Monique Cerisier ben Guiga et Richard Yung , communiqué joint en annexe.
Sur la méthode, nous déplorons que le Groupe socialiste n’ait ni consulté ni informé la F.F.E avant de prendre l’initiative d’un tel amendement, creusant ainsi, à nouveau, le fossé qui divise les instances et élus du Parti, de sa base.
Sur le fond, les militants de la F.F.E ressentent cette initiative comme une injustice politique et un déni de démocratie mais également comme un véritable affront. Les arguments véhiculés lors de ce débat reprennent en effet les poncifs les plus éculés et les plus faux sur la réalité sociologique et politique de la communauté des Français vivant hors de France.
Le Parti socialiste a, en quelque minutes, perdu à l’étranger le crédit d’années de bataille et d’engagement.
Nous engageons également le Groupe socialiste au Sénat à maintenir sa position en faveur d’une représentation des Français de l’étranger à l’Assemblée nationale.
mercredi 9 juillet 2008
DÉPUTÉS POUR LES FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER : COMMUNIQUÉ DE PRESSE.

Trois responsables socialistes déplorent la présentation d’un amendement par le groupe PS à l’Assemblée Nationale contre les députés des Français de l’étranger.
Paris / Bruxelles (9 juillet 2008) - Pierre-Yves Le Borgn’, Premier Secrétaire de la Fédération des Français à l’Etranger du Parti Socialiste, ainsi que Monique Cerisier-ben Guiga et Richard Yung, Sénateurs PS représentant les Français établis hors de France, déplorent la présentation par le groupe socialiste à l’Assemblée Nationale le 8 juillet d’un amendement au projet de loi constitutionnelle visant à supprimer la création de sièges de députés des Français de l’étranger.
« Nous nous désolidarisons de cette initiative, prise sans la moindre concertation avec nous », affirment le Premier Secrétaire Fédéral et les deux Sénateurs. « Cet amendement se place malheureusement en rupture avec les projets socialistes de 2001 et 2006, qui, grâce au militantisme de la Fédération des Français à l’Etranger, avaient intégré la création de sièges de députés des Français de l’étranger au rang de proposition. Tant Lionel Jospin en 2002 que Ségolène Royal en 2007 avaient repris cette proposition dans leurs programmes présidentiels respectifs ».
Les Français établis hors de France peuvent exercer leur droit de vote à l’étranger pour l’élection présidentielle et le référendum. Depuis 1976, le corps électoral et le nombre de bureaux de vote à l’étranger n’ont cessé de croître. 132 000 électeurs y étaient inscrits pour l’élection présidentielle de 1981. Ils étaient 821 600 pour l’élection de 2007. Rapporté aux listes électorales des départements, ce nombre place désormais les Français de l’étranger au 11ème rang (derrière la Seine-Maritime et devant la Seine-et-Marne), sachant que seuls 10 départements dépassent les 800 000 inscrits.
Exactement 535 738 de ces 821 600 électeurs ne disposaient pas d’une inscription dans une commune de France leur permettant de voter aux élections législatives, régionales, cantonales, municipales et européennes. Leur expression civique est donc limitée au mieux à l’élection présidentielle et au référendum. En outre, ceux des 821 600 électeurs qui sont inscrits dans une commune de France s’y rendent très rarement pour voter et éprouvent en pratique les plus grandes difficultés pour y trouver un mandataire afin de voter par procuration. De ce fait, la participation des Français de l’étranger aux scrutins autres que l’élection présidentielle et le référendum, parmi lesquels les élections législatives, est très limitée, voire virtuelle.
« Même si nous regrettons que le gouvernement ait fait le choix de plafonner à 577 le total de sièges à l’Assemblée Nationale, forçant ainsi la réduction du nombre actuel de circonscriptions pour faire place aux députés des Français de l’étranger, nous ne pouvons accepter que cette difficulté légitime le reniement par le Parti Socialiste de sa proposition initiale », indiquent le Premier Secrétaire Fédéral et les deux Sénateurs. « Nous ne pouvons pas nous satisfaire plus longtemps qu’une catégorie de Français dispose d’une représentation parlementaire unijambiste dans le seul Sénat, qui empêche depuis toujours la prise en compte efficace de leurs intérêts et attentes dans le cadre de la navette parlementaire. Nous nous élevons contre une appréciation politique hâtive et de courte vue, qui véhicule les poncifs les plus éculés sur les Français de l’étranger, que nous pensions révolus au Parti Socialiste ».
Pierre-Yves Le Borgn’ ajoute : « j’avais porté depuis des années cette proposition de création de sièges de députés des Français de l’étranger au nom des militants socialistes établis à travers le monde. La décision du groupe socialiste à l’Assemblée Nationale de présenter cet amendement la nuit dernière est un désaveu clair de notre engagement. Elle ruine ce travail. J’ai remis ce matin à François Hollande ma démission de la fonction de Délégué National aux Français de l’étranger, à laquelle il m’avait nommé à l’issue du Congrès du Mans en décembre 2005, en sus de mes fonctions à la tête de la Fédération. M’y maintenir dans ces conditions n’avait malheureusement plus guère de sens ».
Pierre-Yves Le Borgn’, Monique Cerisier-ben Guiga et Richard Yung entendent œuvrer pour que le groupe socialiste au Sénat, qui s’était prononcé en première lecture pour la création de sièges de députés des Français de l’étranger, maintienne sa position en seconde lecture dans les prochains jours.
dimanche 16 mars 2008
Large victoire à gauche, la droite sauve Marseille
La gauche confirme sa victoire au second tour sur fond de forte abstention, la droite n'ayant pas mobilisé
Le PS l'emporte notamment à Toulouse, Lille, Metz, Reims, Saint-Etienne, Amiens, Caen, Blois, Rennes, Evreux, Quimper, Strasbourg et Périgueux, où le maire sortant et ministre de l'Education nationale Xavier Darcos est battu. Le président du Modem François Bayrou est également battu, à Pau.
Parmi les rares raisons de se réjouir, à droite : la victoire de Jean-Claude Gaudin, qui garde la mairie de Marseille, pour un troisième mandat.
Au plan national, la gauche aurait obtenu 49,5% des suffrages, la droite 47,5%, selon CSA.
Malgré les appels à la mobilisation venus des deux camps, l'abstention est restée élevée dimanche, un peu plus d'un électeur sur trois ne s'étant pas rendu aux urnes. Ce scrutin était un premier test électoral pour Nicolas Sarkozy depuis son élection en mai à la présidence, alors qu'il a lourdement chuté dans les sondages.
Parmi les réactions, à gauche, le premier secrétaire du PS François Hollande s'est félicité que son parti ait dépassé "l'objectif" que lui-même avait fixé de conquérir "30 villes de plus de 20.000 habitants", Ségolène Royal appelle à "transformer ce vote sanction en vote d'avenir". A droite, le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé, parle de "défaite" due à "la conjugaison des impatients et des mécontents" et le Premier ministre François Fillon estime qu'il était "malvenu de tirer de ce scrutin des leçons nationales", après le second tour des municipales et des cantonales, en appelant à ne pas "instrumentaliser" le vote des Français.
Villes gagnées par le PS :
Metz : Dominique Gros (PS) l'emporterait par 48,1% des voix contre 28% au maire sortant Jean-Marie Rausch qui sollicitait un 7ème mandat à 78 ans, et Marie-Jo Zimmerman (DVD) 23,9% (Ipsos-Dell)
Amiens : le maire sortant Gilles de Robien serait battu, le socialiste Demailly obtiendrait 55,3% des voix.(Ipsos-Dell)
Saint-Etienne : Maurice Vincent (PS) l'emporte avec 46,1% contre 41,6% à l'UMP Michel Thiollière (Ipsos-Dell)
Reims : nette victoire à 56% de la socialiste Adeline Hazan qui bat Catherine Vautrin. Un duel fratricide avait opposé au premier tour l'ancienne ministre de Raffarin à Renaud Dutreil, qui avait été investi par l'UMP et s'était retiré à l'issue du premier tour, ayant obtenu moins de voix que Catherine Vautrin. Lille : la maire sortante socialiste Martine Aubry l'emporte à plus de 66% des voix contre l'UMP Sébastien Huygue.
Angers : la liste du maire sortant PS à Angers, Jean-Claude Antonini, est réélue avec 50,5% des voix contre la liste UMP de Christophe Béchu qui a recueilli 49,5% des voix.
Périgueux : le ministre de l'Education, Xavier Darcos, est battu de justesse à Périgueux par Michel Moyrand (PS-PC-Verts), avec 49,6% des suffrages exprimés contre 50,4% à son adversaire au second tour des municipales
Quimper : le député européen Bernard Poignant (PS) a remporté dimanche avec 55,7% des voix l'élection municipale de Quimper où il doit succéder au sénateur-maire UMP Alain Gérard.
Pau : la liste du président du MoDem François Bayrou a été battue avec 38,81% dimanche à Pau à l'issue du second tour des élections municipales contre 39,76% pour celle de la socialiste Martine Lignières-Cassou et 21,42% pour le maire sortant Yves Urieta (ex-PS, soutenu par l'UMP)
Strasbourg : Le socialiste Roland Ries est élu au second tour des municipales à Strasbourg avec 57,2% des voix contre 42,8% à la maire sortante Fabienne Keller, selon une estimation Ipsos-Dell.
Blois : le socialiste Marc Gricourt a remporté largement, avec 60% des voix, l'élection municipale de Blois à la tête d'une liste PS, PCF, Verts, PRG et MRC, contre 40% au député-maire sortant Nicolas Perruchot (NC), selon des résultats quasi définitifs donnés à la mairie.
Toulouse : le candidat PS à la mairie de Toulouse, Pierre Cohen, arriverait en tête avec 51% des suffrages face au maire centriste sortant Jean-Luc Moudenc (app-UMP), qui recueillerait 49% des voix, selon une estimation Tns-Sofres.
Evreux : la gauche conduite par le conseiller général DVG Michel Champredon, en congé du PS, a repris dimanche au second tour des municipales la ville d'Evreux (Eure) à la droite emmenée par le maire UMP sortant Jean-Pierre Nicolas, selon des résultats communiqués par la mairie.
Villes gagnées par la droite :
L'UMP Natacha Bouchart, à la tête d'une liste d'ouverture, a largement remporté dimanche la ville de Calais, aux mains du PCF depuis 37 ans, en battant le maire sortant Jacky Hénin avec 54,02% des suffrages (chiffres définitifs)
Ville gagnée par les Verts :
Dominique Voynet (Les Verts) l'emporte largement face au communiste Jean-Pierre Brard à Montreuil (Seine-Saint-Denis), par 55,7% à 44,3%, selon une estimation Ipsos-Dell.
Les ministres
Jean-Marie Bockel (GM), secrétaire d'Etat chargé de la coopération, REELU au 2ème tour Le ministre de l'Education,
Xavier Darcos, est battu de justesse à Périgueux A Longjumeau (Essonne), Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP), secrétaire d'Etat à l'écologie, ELUE au 2ème tour
A Colombes, Rama Yade (UMP), secrétaire d'Etat aux droits de l'homme, BATTUE au 2ème tour
Dans le VIIème arrondissement parisien, la liste UMP emmenée par la ministre de la Justice Rachida Dati l'a emporté avec 57,7% des voix.
Le secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer Christian Estrosi (UMP) a annoncé dimanche soir sa victoire au deuxième tour de l'élection municipale à Nice, et sa démission du gouvernement.
Réactions à gauche
Le premier secrétaire du PS, François Hollande , a déclaré sur TF1 que la gauche était "majoritaire en voix" et serait "majoritaire en nombre de villes" et en nombre de "départements", au soir du second tour des municipales et cantonales.
Ségolène Royal (PS) a déclaré sur TF1 que la gauche devrait "réparer ce que le gouvernement a abîmé et détruit" au cours des derniers mois. Elle a appelé "à transformer le vote sanction en vote d'avenir".
L'ex-Premier ministre socialiste Laurent Fabius a demandé dimanche sur TF1 au gouvernement de "corriger la trajectoire" de sa politique, après la défaite "extrêmement lourde" de la droite aux élections locales qui présente selon lui une dimension "nationale".
Réactions à droite
Le Premier ministre François Fillon a affirmé dimanche sur France 2 qu'il était "malvenu de tirer de ce scrutin des leçons nationales", après le second tour des municipales et des cantonales, en appelant à ne pas "instrumentaliser" le vote des Français.
Le secrétaire général de l'UMP, Patrick Devedjian , a estimé dimanche sur France 2 que le second tour des élections municipales correspondait à un "rééquilibrage" entre la droite et la gauche. Il a aussi affirmé que Nicolas Sarkozy lui avait "renouvelé sa confiance" à la tête du parti, après qu'il eut fait l'objet au cours des derniers jours de vives critiques dans son camp.
Le PS l'emporte notamment à Toulouse, Lille, Metz, Reims, Saint-Etienne, Amiens, Caen, Blois, Rennes, Evreux, Quimper, Strasbourg et Périgueux, où le maire sortant et ministre de l'Education nationale Xavier Darcos est battu. Le président du Modem François Bayrou est également battu, à Pau.
Parmi les rares raisons de se réjouir, à droite : la victoire de Jean-Claude Gaudin, qui garde la mairie de Marseille, pour un troisième mandat.
Au plan national, la gauche aurait obtenu 49,5% des suffrages, la droite 47,5%, selon CSA.
Malgré les appels à la mobilisation venus des deux camps, l'abstention est restée élevée dimanche, un peu plus d'un électeur sur trois ne s'étant pas rendu aux urnes. Ce scrutin était un premier test électoral pour Nicolas Sarkozy depuis son élection en mai à la présidence, alors qu'il a lourdement chuté dans les sondages.
Parmi les réactions, à gauche, le premier secrétaire du PS François Hollande s'est félicité que son parti ait dépassé "l'objectif" que lui-même avait fixé de conquérir "30 villes de plus de 20.000 habitants", Ségolène Royal appelle à "transformer ce vote sanction en vote d'avenir". A droite, le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé, parle de "défaite" due à "la conjugaison des impatients et des mécontents" et le Premier ministre François Fillon estime qu'il était "malvenu de tirer de ce scrutin des leçons nationales", après le second tour des municipales et des cantonales, en appelant à ne pas "instrumentaliser" le vote des Français.
Villes gagnées par le PS :
Metz : Dominique Gros (PS) l'emporterait par 48,1% des voix contre 28% au maire sortant Jean-Marie Rausch qui sollicitait un 7ème mandat à 78 ans, et Marie-Jo Zimmerman (DVD) 23,9% (Ipsos-Dell)
Amiens : le maire sortant Gilles de Robien serait battu, le socialiste Demailly obtiendrait 55,3% des voix.(Ipsos-Dell)
Saint-Etienne : Maurice Vincent (PS) l'emporte avec 46,1% contre 41,6% à l'UMP Michel Thiollière (Ipsos-Dell)
Reims : nette victoire à 56% de la socialiste Adeline Hazan qui bat Catherine Vautrin. Un duel fratricide avait opposé au premier tour l'ancienne ministre de Raffarin à Renaud Dutreil, qui avait été investi par l'UMP et s'était retiré à l'issue du premier tour, ayant obtenu moins de voix que Catherine Vautrin. Lille : la maire sortante socialiste Martine Aubry l'emporte à plus de 66% des voix contre l'UMP Sébastien Huygue.
Angers : la liste du maire sortant PS à Angers, Jean-Claude Antonini, est réélue avec 50,5% des voix contre la liste UMP de Christophe Béchu qui a recueilli 49,5% des voix.
Périgueux : le ministre de l'Education, Xavier Darcos, est battu de justesse à Périgueux par Michel Moyrand (PS-PC-Verts), avec 49,6% des suffrages exprimés contre 50,4% à son adversaire au second tour des municipales
Quimper : le député européen Bernard Poignant (PS) a remporté dimanche avec 55,7% des voix l'élection municipale de Quimper où il doit succéder au sénateur-maire UMP Alain Gérard.
Pau : la liste du président du MoDem François Bayrou a été battue avec 38,81% dimanche à Pau à l'issue du second tour des élections municipales contre 39,76% pour celle de la socialiste Martine Lignières-Cassou et 21,42% pour le maire sortant Yves Urieta (ex-PS, soutenu par l'UMP)
Strasbourg : Le socialiste Roland Ries est élu au second tour des municipales à Strasbourg avec 57,2% des voix contre 42,8% à la maire sortante Fabienne Keller, selon une estimation Ipsos-Dell.
Blois : le socialiste Marc Gricourt a remporté largement, avec 60% des voix, l'élection municipale de Blois à la tête d'une liste PS, PCF, Verts, PRG et MRC, contre 40% au député-maire sortant Nicolas Perruchot (NC), selon des résultats quasi définitifs donnés à la mairie.
Toulouse : le candidat PS à la mairie de Toulouse, Pierre Cohen, arriverait en tête avec 51% des suffrages face au maire centriste sortant Jean-Luc Moudenc (app-UMP), qui recueillerait 49% des voix, selon une estimation Tns-Sofres.
Evreux : la gauche conduite par le conseiller général DVG Michel Champredon, en congé du PS, a repris dimanche au second tour des municipales la ville d'Evreux (Eure) à la droite emmenée par le maire UMP sortant Jean-Pierre Nicolas, selon des résultats communiqués par la mairie.
Villes gagnées par la droite :
L'UMP Natacha Bouchart, à la tête d'une liste d'ouverture, a largement remporté dimanche la ville de Calais, aux mains du PCF depuis 37 ans, en battant le maire sortant Jacky Hénin avec 54,02% des suffrages (chiffres définitifs)
Ville gagnée par les Verts :
Dominique Voynet (Les Verts) l'emporte largement face au communiste Jean-Pierre Brard à Montreuil (Seine-Saint-Denis), par 55,7% à 44,3%, selon une estimation Ipsos-Dell.
Les ministres
Jean-Marie Bockel (GM), secrétaire d'Etat chargé de la coopération, REELU au 2ème tour Le ministre de l'Education,
Xavier Darcos, est battu de justesse à Périgueux A Longjumeau (Essonne), Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP), secrétaire d'Etat à l'écologie, ELUE au 2ème tour
A Colombes, Rama Yade (UMP), secrétaire d'Etat aux droits de l'homme, BATTUE au 2ème tour
Dans le VIIème arrondissement parisien, la liste UMP emmenée par la ministre de la Justice Rachida Dati l'a emporté avec 57,7% des voix.
Le secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer Christian Estrosi (UMP) a annoncé dimanche soir sa victoire au deuxième tour de l'élection municipale à Nice, et sa démission du gouvernement.
Réactions à gauche
Le premier secrétaire du PS, François Hollande , a déclaré sur TF1 que la gauche était "majoritaire en voix" et serait "majoritaire en nombre de villes" et en nombre de "départements", au soir du second tour des municipales et cantonales.
Ségolène Royal (PS) a déclaré sur TF1 que la gauche devrait "réparer ce que le gouvernement a abîmé et détruit" au cours des derniers mois. Elle a appelé "à transformer le vote sanction en vote d'avenir".
L'ex-Premier ministre socialiste Laurent Fabius a demandé dimanche sur TF1 au gouvernement de "corriger la trajectoire" de sa politique, après la défaite "extrêmement lourde" de la droite aux élections locales qui présente selon lui une dimension "nationale".
Réactions à droite
Le Premier ministre François Fillon a affirmé dimanche sur France 2 qu'il était "malvenu de tirer de ce scrutin des leçons nationales", après le second tour des municipales et des cantonales, en appelant à ne pas "instrumentaliser" le vote des Français.
Le secrétaire général de l'UMP, Patrick Devedjian , a estimé dimanche sur France 2 que le second tour des élections municipales correspondait à un "rééquilibrage" entre la droite et la gauche. Il a aussi affirmé que Nicolas Sarkozy lui avait "renouvelé sa confiance" à la tête du parti, après qu'il eut fait l'objet au cours des derniers jours de vives critiques dans son camp.
dimanche 9 mars 2008
Les premiers commentaires
Le premier ministre, François Fillon, a invité les électeurs à ne pas "mélanger les enjeux". "A cette heure les chiffres du premier tour sont encore indécis mais ils sont plus équilibrés que ce qui nous avait été annoncé tout au long de cette campagne", a-t-il dit. "Certes, je vois bien qu'à travers ces élections les responsables de l'opposition voudraient exacerber les clivages politiques. Cette démarche partisane ne correspond pas aux réalités et aux nécessités locales. Il ne faut pas mélanger les enjeux", a-t-il expliqué. "La politique de la nation a été débattue et elle a été tranchée par les Français au printemps 2007 (lors de l'élection présidentielle)", a-t-il poursuivi.
Pour le ministre UMP du Travail, Xavier Bertrand, "les socialistes devraient raison garder et respecter le vote des Français". "Il ne faut pas se tromper d'élection, les Français ont voté pour leur maire, leurs conseillers généraux. Il y a un deuxième tour et c'est quasiment une élection à part".
La socialiste Ségolène Royal a estimé sur France 2 que ce premier tour était un "vote sanction" pour le pouvoir, qui doit "s'amplifier au second". "Tout reste ouvert, rien n'est gagné ou joué", a commenté de son côté, le premier secrétaire du PS, François Hollande, qui pense que ces élections marquent la "volonté" de l'électorat d'adresser un avertissement au pouvoir, "notamment sur le pouvoir d'achat". "Il faut que le président et le premier ministre entendent ce que disent les électeurs, c'est-à-dire un très fort mécontentement", a déclaré le député européen Pierre Moscovoci sur France 2.
De son côté, le président du Modem, François Bayrou, n'a pas vu "un vote d'adhésion" à la gauche mais "un vote d'avertissement" au gouvernement.
Pour le ministre UMP du Travail, Xavier Bertrand, "les socialistes devraient raison garder et respecter le vote des Français". "Il ne faut pas se tromper d'élection, les Français ont voté pour leur maire, leurs conseillers généraux. Il y a un deuxième tour et c'est quasiment une élection à part".
La socialiste Ségolène Royal a estimé sur France 2 que ce premier tour était un "vote sanction" pour le pouvoir, qui doit "s'amplifier au second". "Tout reste ouvert, rien n'est gagné ou joué", a commenté de son côté, le premier secrétaire du PS, François Hollande, qui pense que ces élections marquent la "volonté" de l'électorat d'adresser un avertissement au pouvoir, "notamment sur le pouvoir d'achat". "Il faut que le président et le premier ministre entendent ce que disent les électeurs, c'est-à-dire un très fort mécontentement", a déclaré le député européen Pierre Moscovoci sur France 2.
De son côté, le président du Modem, François Bayrou, n'a pas vu "un vote d'adhésion" à la gauche mais "un vote d'avertissement" au gouvernement.
La gauche fait la course en tête
Paris, Lyon, Lille, Nantes, Montpellier, Rennes, Angers devraient rester à gauche, Bordeaux à droite
Comme prévu la gauche est en tête à l'issue du 1er tour des municipales. Selon l'estimation CSA-Dexia pour Europe 1, Le Parisien Aujourd'hui en France et I Télé, les listes soutenues par le PC, le PS, les Verts et les divers gauche recueilleraient 47,5% des voix au premier tour des élections municipales dans les communes de plus de 3.500 habitants. En 2001, elles avaient recueilli 44,87%. Les listes soutenues par l'UMP et les divers droite obtiendraient 40% et les listes du MoDem 4,5%. En 2001, les deux formations avaient recueilli ensemble 47%. Le FN obtiendrait 2% contre 3,73% en 2001. Les listes soutenues par l'extrême-gauche recueilleraient 2% contre 2,02% en 2001.
La gauche pourrait conquérir Strasbourg et Toulouse, voire Marseille. Elle semble l'avoir emporté à Rouen dès le premier tour.
La participation s'élèverait à 68 %, selon IPSOS.
Selon les estimations d'IPSOS, Alain Juppé remporterait dès le premier tour les élections à Bordeaux avec 56 % des voix.
LILLE : Martine Aubry très loin devant
La maire de Lille atteindrait 46% des suffrages dès le premier tour. Derrière elle, Sébastien Huyghe qui mène l'UMP dans la ville recueille, selon l'estimation TNS-Sofres-Logica, 21% des voix. Le Modem ne devrait pas pouvoir se maintenir au deuxième tour. Les Vert d'Eric Quiquet sont à 12%.
La liste socialiste conduite par la députée Valérie Fourneyron à Rouen gagnerait elle aussi dès le premier tour des municipales avec 54,9% des suffrages exprimés, battant la liste du maire centriste sortant, soutenu par l'UMP, Pierre Albertini (38,2%).
PAU : la socialiste devant Bayrou
Selon les premières estimations, Martine Lignières-Cassou arriverait en tête avec 34,50% des suffrages. Le leader du Modem la talonne avec 32 % des voix. Le deuxième tour pourrait se jouer au sein d'une triangulaire avec le maire sortant, Yves Urieta. Il recueille 27,50% des voix ce qui promet une triangulaire au second tour. Eric Schatz, le candidat radical de gauche, ne peut se maintenir au second tour (6%)/
Liste Lignières-Cassou (PS) : 33,50%
Liste Bayrou (Modem) : 32,50%
Liste Urieta (UMP) : 28,00%
Liste Schatz (AEG) : 6,00%
A Paris, le sortant socialiste, Bertrand Delanoë obtiendrait 40,4 % des voix, face à la challenger UMP, Françoise de Panafieu, 28,6 %. La Modem Marielle de Sarnez ferait un score de 8,9 %. Les verts, conduits par Denis Baupin, feraient 7 %.
Dans le XIVe arrondissement de la capitale, où elle se présente, la leader centristre obtiendrait 12,9 % des suffrages, face au PS 44,6 % et l'UMP 12,9 %. Dans le XIIe arrondissement, le PS réaliserait un score de 45,5 % face à l'UMP Jean-Marie Cavada, crédité de 24 %.
A Lyon, le sortant PS, Gérard Collomb, serait réélu dès le premier tour avec 51,5 %. Son challenger UMP, l'ancien ministre Dominique Perben, qui se prépare à cette élection depuis des années, serait largement battu avec 31,9 %. Le leader de la droite serait battu dès le premier tour dans son propre secteur de Lyon III (29 %), derrière son rival socialiste (53,5 %), selon TNS-Sofres.
A Marseille, les listes du sortant UMP, Jean-Claude Gaudin, et du PS Jean-Noël Guérini seraient à égalité avec 40,1 % des voix. Le FN serait à 5 % et le Modem à 4 %.
Toulouse, la "ville rose" chère à Claude Nougaro, est très disputée. L'UMP sortant Jean-Luc Moudenc ferait 42 %, le PS Pierre Cohen ferait 38 %.
Strasbourg pourrait également revenir dans le giron socialiste. Roland Ries, qui dirige la liste PS obtiendrait 40,2 % face à la sortante UMP Fabienne Keller, crédité de 35 % des suffrages.
NANTES : Ayrault largement en tête
La liste du maire sortant de Nantes Jean-Marc Ayrault (PS) est largement en tête du premier tour des municipales dimanche, selon les première tendances dans cette ville, où 35,41% des bulletins dépouillés le créditent de 58,72% des suffrages exprimés, selon les chiffres communiqués par la mairie.
A Reims, la socialiste Adeline Hazan, donnée gagnante par les sondages, obtiendrait 40,9 % des voix face aux deux ex-ministres UMP Catherine Vautrin (25,2 %) et Renaud Dutreil (24,3 %), parachuté de Château-Thierry (Aisne). Une guerre fratricide oppose ces deux personnalités.
A Angers, la liste UMP arriverait en tête avec 46 % des voix, devant celle du maire PS sortant, Jean-Claude Antonini (42 %, croit savoir l'institut TNS-Sofres.
TOURCOING : Vanneste sévèrement battu L'effet papillon n'aurait pas lieu. La droite, avec la candidature de Christian Vanneste (UMP) fondait un double espoir dans cette ville : emporter la mairie détenue par la gauche mais surtout prendre un point dans la course à la présidence de la communauté urbaine de Lille. Il n'en sera rien. Loin de là ! Selon l'institut TNS-Sofre/Logica, le candidat UMP, condamné en 2006 pour homophobie, est sévèrement battu par le dauphin du maire sortant, Michel-François Delannoy (PS), 31% contre 53%. Ville de tradition démocrate-chrétienne et populaire, Tourcoing (92.000 habitants) était gérée depuis 1989 par le socialiste Jean-Pierre Balduyck, qui a décidé de passer la main à 67 ans après trois mandats successifs.
Liste DELANNOY (PS) : 53%
Liste VANNESTE (Ump) : 31%
Liste VAN TICHELEN (MoDem) : 9,00%
Liste BAECKEROOT (FN) : 7,00%
Toujours selon IPSOS, à Périgueux, la liste UMP du ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, obtiendrait 45,3 % des voix, au coude-à-coude avec celle du PS (45,7 %).
De son côté, l'extrême droite ne progresse pas. A Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), dans l'une des rares villes où il pouvait progresser, la liste d'extrême droite, dont Marine Le Pen est le numéro deux, est largement devancée par le maire sortant divers gauche (44,6 %), Gérard Dalongeville, selon les résultats d'un dépouillement partiel.
CAEN : la gauche bien placée pour le 2e tour
Le candidat socialiste Philippe Duron profite de la division de la droite. Selon les estimations TNS-Sofres/Logica, la liste PS remporterait autour de 44%, contre 35% des voix pour la liste menée par la maire sortante UMP Brigitte Le Brethon. Le candidat du Modem remporterait autour de 8% des voix, tandis que la liste du Nouveau Centre recueillerait 7% des voix environ. Le centre, Modem et Nouveau Centre, pourrait ainsi servir d'arbitre pour le deuxième tour.
A Donzère (Drôme), le ministre d'"ouverture" Eric Besson, ancien responsable socialiste qui avait rejoint Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle de 2007, serait réélu avec 69 % des suffrages.
La gauche a renversé Rodez (52,7%), ville détenue depuis 55 ans par la droite et Laval (50,2%).
Les équipes municipales de gauche sortante sont renouvelées au Mans (58%) et à Dijon.
Comme prévu la gauche est en tête à l'issue du 1er tour des municipales. Selon l'estimation CSA-Dexia pour Europe 1, Le Parisien Aujourd'hui en France et I Télé, les listes soutenues par le PC, le PS, les Verts et les divers gauche recueilleraient 47,5% des voix au premier tour des élections municipales dans les communes de plus de 3.500 habitants. En 2001, elles avaient recueilli 44,87%. Les listes soutenues par l'UMP et les divers droite obtiendraient 40% et les listes du MoDem 4,5%. En 2001, les deux formations avaient recueilli ensemble 47%. Le FN obtiendrait 2% contre 3,73% en 2001. Les listes soutenues par l'extrême-gauche recueilleraient 2% contre 2,02% en 2001.
La gauche pourrait conquérir Strasbourg et Toulouse, voire Marseille. Elle semble l'avoir emporté à Rouen dès le premier tour.
La participation s'élèverait à 68 %, selon IPSOS.
Selon les estimations d'IPSOS, Alain Juppé remporterait dès le premier tour les élections à Bordeaux avec 56 % des voix.
LILLE : Martine Aubry très loin devant
La maire de Lille atteindrait 46% des suffrages dès le premier tour. Derrière elle, Sébastien Huyghe qui mène l'UMP dans la ville recueille, selon l'estimation TNS-Sofres-Logica, 21% des voix. Le Modem ne devrait pas pouvoir se maintenir au deuxième tour. Les Vert d'Eric Quiquet sont à 12%.
La liste socialiste conduite par la députée Valérie Fourneyron à Rouen gagnerait elle aussi dès le premier tour des municipales avec 54,9% des suffrages exprimés, battant la liste du maire centriste sortant, soutenu par l'UMP, Pierre Albertini (38,2%).
PAU : la socialiste devant Bayrou
Selon les premières estimations, Martine Lignières-Cassou arriverait en tête avec 34,50% des suffrages. Le leader du Modem la talonne avec 32 % des voix. Le deuxième tour pourrait se jouer au sein d'une triangulaire avec le maire sortant, Yves Urieta. Il recueille 27,50% des voix ce qui promet une triangulaire au second tour. Eric Schatz, le candidat radical de gauche, ne peut se maintenir au second tour (6%)/
Liste Lignières-Cassou (PS) : 33,50%
Liste Bayrou (Modem) : 32,50%
Liste Urieta (UMP) : 28,00%
Liste Schatz (AEG) : 6,00%
A Paris, le sortant socialiste, Bertrand Delanoë obtiendrait 40,4 % des voix, face à la challenger UMP, Françoise de Panafieu, 28,6 %. La Modem Marielle de Sarnez ferait un score de 8,9 %. Les verts, conduits par Denis Baupin, feraient 7 %.
Dans le XIVe arrondissement de la capitale, où elle se présente, la leader centristre obtiendrait 12,9 % des suffrages, face au PS 44,6 % et l'UMP 12,9 %. Dans le XIIe arrondissement, le PS réaliserait un score de 45,5 % face à l'UMP Jean-Marie Cavada, crédité de 24 %.
A Lyon, le sortant PS, Gérard Collomb, serait réélu dès le premier tour avec 51,5 %. Son challenger UMP, l'ancien ministre Dominique Perben, qui se prépare à cette élection depuis des années, serait largement battu avec 31,9 %. Le leader de la droite serait battu dès le premier tour dans son propre secteur de Lyon III (29 %), derrière son rival socialiste (53,5 %), selon TNS-Sofres.
A Marseille, les listes du sortant UMP, Jean-Claude Gaudin, et du PS Jean-Noël Guérini seraient à égalité avec 40,1 % des voix. Le FN serait à 5 % et le Modem à 4 %.
Toulouse, la "ville rose" chère à Claude Nougaro, est très disputée. L'UMP sortant Jean-Luc Moudenc ferait 42 %, le PS Pierre Cohen ferait 38 %.
Strasbourg pourrait également revenir dans le giron socialiste. Roland Ries, qui dirige la liste PS obtiendrait 40,2 % face à la sortante UMP Fabienne Keller, crédité de 35 % des suffrages.
NANTES : Ayrault largement en tête
La liste du maire sortant de Nantes Jean-Marc Ayrault (PS) est largement en tête du premier tour des municipales dimanche, selon les première tendances dans cette ville, où 35,41% des bulletins dépouillés le créditent de 58,72% des suffrages exprimés, selon les chiffres communiqués par la mairie.
A Reims, la socialiste Adeline Hazan, donnée gagnante par les sondages, obtiendrait 40,9 % des voix face aux deux ex-ministres UMP Catherine Vautrin (25,2 %) et Renaud Dutreil (24,3 %), parachuté de Château-Thierry (Aisne). Une guerre fratricide oppose ces deux personnalités.
A Angers, la liste UMP arriverait en tête avec 46 % des voix, devant celle du maire PS sortant, Jean-Claude Antonini (42 %, croit savoir l'institut TNS-Sofres.
TOURCOING : Vanneste sévèrement battu L'effet papillon n'aurait pas lieu. La droite, avec la candidature de Christian Vanneste (UMP) fondait un double espoir dans cette ville : emporter la mairie détenue par la gauche mais surtout prendre un point dans la course à la présidence de la communauté urbaine de Lille. Il n'en sera rien. Loin de là ! Selon l'institut TNS-Sofre/Logica, le candidat UMP, condamné en 2006 pour homophobie, est sévèrement battu par le dauphin du maire sortant, Michel-François Delannoy (PS), 31% contre 53%. Ville de tradition démocrate-chrétienne et populaire, Tourcoing (92.000 habitants) était gérée depuis 1989 par le socialiste Jean-Pierre Balduyck, qui a décidé de passer la main à 67 ans après trois mandats successifs.
Liste DELANNOY (PS) : 53%
Liste VANNESTE (Ump) : 31%
Liste VAN TICHELEN (MoDem) : 9,00%
Liste BAECKEROOT (FN) : 7,00%
Toujours selon IPSOS, à Périgueux, la liste UMP du ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, obtiendrait 45,3 % des voix, au coude-à-coude avec celle du PS (45,7 %).
De son côté, l'extrême droite ne progresse pas. A Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), dans l'une des rares villes où il pouvait progresser, la liste d'extrême droite, dont Marine Le Pen est le numéro deux, est largement devancée par le maire sortant divers gauche (44,6 %), Gérard Dalongeville, selon les résultats d'un dépouillement partiel.
CAEN : la gauche bien placée pour le 2e tour
Le candidat socialiste Philippe Duron profite de la division de la droite. Selon les estimations TNS-Sofres/Logica, la liste PS remporterait autour de 44%, contre 35% des voix pour la liste menée par la maire sortante UMP Brigitte Le Brethon. Le candidat du Modem remporterait autour de 8% des voix, tandis que la liste du Nouveau Centre recueillerait 7% des voix environ. Le centre, Modem et Nouveau Centre, pourrait ainsi servir d'arbitre pour le deuxième tour.
A Donzère (Drôme), le ministre d'"ouverture" Eric Besson, ancien responsable socialiste qui avait rejoint Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle de 2007, serait réélu avec 69 % des suffrages.
La gauche a renversé Rodez (52,7%), ville détenue depuis 55 ans par la droite et Laval (50,2%).
Les équipes municipales de gauche sortante sont renouvelées au Mans (58%) et à Dijon.
Madrid: nette victoire socialiste aux législatives
Les socialistes ont remporté les législatives, dimanche en Espagne, selon des sondages relayés par trois chaînes télé
Le PSOE, parti du chef du gouvernement sortant José Luis Rodriguez Zapatero, a obtenu entre 163 et 176 sièges sur 350, contre 145 à 152 sièges pour l'opposition de droite du Parti populaire de Mariano Rajoy.
Le scrutin a été marqué par une participation importante quoique inférieure à 2004. 35,1 millions d'électeurs étaient appelés à voter.
Les électeurs espagnols devaient élire les 350 députés de leur parlement et une partie du Sénat (208 sièges sur un total de 264).Aux précédentes législatives du 14 mars 2004, le PSOE de M.Zapatero, alors chef de l'opposition, avait remporté une majorité relative 164 sièges et 42,59% des voix, devant le Parti populaire qui avait obtenu 37,71% et 148 députés.
Le taux de participation s'est établi à 61,09% à 18h30, inférieur de 2 points au taux des législatives de 2004 à la même heure (63,02%), selon le gouvernement. Une participation importante cependant dans un scrutin considérée comme crucial pour le camp socialiste qui avait dû sa victoire en 2004 à un sursaut de la part d'un électorat jeune, habituellement peu mobilisé.
Selon les derniers sondages autorisés publiés lundi, le Parti socialiste (PSOE) du chef du gouvernement sortant, jouissait d'une légère avance d'environ 4 points sur les conservateurs du Parti Populaire (PP) de Mariano Rajoy.
Un scrutin dans un contexte d'émotion et de tension
Le contexte électoral a été bouleversé par l'assassinat vendredi, d'un ex-élu municipal socialiste de Mondragon (Pays Basque, nord), Isaias Carrasco, dans un attentat attribué unanimement à l'organisation indépendantiste basque armée ETA. Sous le choc, les socialistes et la droite ont annulé leurs derniers meetings avant la clôture de la campagne électorale.
Le terrorisme avait déjà profondément marqué les dernières législatives de mars 2004, précédées de trois jours par les attentats islamistes de Madrid (191 morts), le pire massacre terroriste ayant endeuillé l'Espagne.
Isaias Carrasco, ancien conseiller municipal socialiste de Mondragon, abattu par balles par un ou plusieurs inconnus alors qu'il sortait en début d'après-midi de son domicile de cette ville basque, en compagnie de sa fille et de son épouse, a été inhumé samedi à Mondragon dans l'émotion et en présence d'une foule importante, dont de nombreux élus socialistes.
L'alerte nationale antiterroriste
Le gouvernement socialiste espagnol avait relevé le 21 février son alerte nationale antiterroriste à son "niveau maximum" pour la période des élections. Il craignait en particulier que l'ETA ne tente d'influer sur le scrutin en commettant un attentat meurtrier. "Nous croyons que l'ETA va tenter de tuer avant les élections", avait alors déclaré le ministre de l'Intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba.
L'organisation indépendantiste a appelé récemment au boycottage des élections législatives pour protester contre "l'oppression" de l'Etat espagnol. Depuis le lancement officiel de la campagne électorale espagnole le 22 février, elle a commis au Pays basque deux attentats qui n'ont pas fait de victime. Le gouvernement socialiste a adopté une ligne dure vis-à-vis d'elle et de l'ensemble de sa mouvance politique depuis l'échec de négociations de paix en 2006 avec le groupe armé.
L'ETA est tenue pour responsable de la mort de 819 personnes en Espagne en 40 ans d'attentats.
La presse espagnole unanime samedi
Samedi, tous les journaux espagnols s'accordaient à constater que l'organisation séparatiste armée ETA tentait de chambouler les élections législatives de dimanche. "De nouveau le terrorisme dynamite la campagne et conditionne les élections", selon la Une du quotidien de droite El Mundo. Le journal de gauche Publico titrait : "Des balles contre des votes", tandis que le conservateur ABC affirmait qu'"ETA 'vote' d'un tir dans la nuque et la terreur recommence à marquer les élections".
Plusieurs journaux ont tenté un parallèle entre cet attentat et ceux du 11 mars 2004, lorsque des bombes posées par des islamistes dans des trains de banlieue à Madrid avaient tué 191 personnes à trois jours des précédentes élections législatives. "Comme quatre ans auparavant, le rendez-vous aux urnes est souillé de sang par l'action vile du terrorisme, cette fois-ci de la main d'un lâche pistoléro de l'ETA", écrit El Pais dans son éditorial. "ETA cherche son 11 mars", selon le journal catalan La Vanguardia (centre-droit), en référence aux attentats de 2004, qui avaient changé la donne du scrutin en portant au pouvoir à la surprise générale le socialiste José Luis Rodriguez Zapatero.
Plusieurs journaux ont publié une photo prise à l'instant où José Luis Zapatero a appris l'assassinat lors d'un meeting électoral à Malaga (sud). "José Luis, tu dois sortir rapidement, ils ont abattu un élu socialiste, nous ne savons rien de plus", sont les mots glissés à l'oreille du chef du gouvernement, visage fermé et regard vague, par le président socialiste de la région Andalousie. Des journaux ont lancé aussi un appel civique au vote, relayant le message de tous les partis politiques représentatifs et des syndicats. "Des votes pour défaire ETA", demande ABC dans son éditorial. "Face à l'ETA, participation massive", réclame le journal catalan de gauche El Periodico.
http://info.france2.fr/europe/40617178-fr.php
Le PSOE, parti du chef du gouvernement sortant José Luis Rodriguez Zapatero, a obtenu entre 163 et 176 sièges sur 350, contre 145 à 152 sièges pour l'opposition de droite du Parti populaire de Mariano Rajoy.
Le scrutin a été marqué par une participation importante quoique inférieure à 2004. 35,1 millions d'électeurs étaient appelés à voter.
Les électeurs espagnols devaient élire les 350 députés de leur parlement et une partie du Sénat (208 sièges sur un total de 264).Aux précédentes législatives du 14 mars 2004, le PSOE de M.Zapatero, alors chef de l'opposition, avait remporté une majorité relative 164 sièges et 42,59% des voix, devant le Parti populaire qui avait obtenu 37,71% et 148 députés.
Le taux de participation s'est établi à 61,09% à 18h30, inférieur de 2 points au taux des législatives de 2004 à la même heure (63,02%), selon le gouvernement. Une participation importante cependant dans un scrutin considérée comme crucial pour le camp socialiste qui avait dû sa victoire en 2004 à un sursaut de la part d'un électorat jeune, habituellement peu mobilisé.
Selon les derniers sondages autorisés publiés lundi, le Parti socialiste (PSOE) du chef du gouvernement sortant, jouissait d'une légère avance d'environ 4 points sur les conservateurs du Parti Populaire (PP) de Mariano Rajoy.
Un scrutin dans un contexte d'émotion et de tension
Le contexte électoral a été bouleversé par l'assassinat vendredi, d'un ex-élu municipal socialiste de Mondragon (Pays Basque, nord), Isaias Carrasco, dans un attentat attribué unanimement à l'organisation indépendantiste basque armée ETA. Sous le choc, les socialistes et la droite ont annulé leurs derniers meetings avant la clôture de la campagne électorale.
Le terrorisme avait déjà profondément marqué les dernières législatives de mars 2004, précédées de trois jours par les attentats islamistes de Madrid (191 morts), le pire massacre terroriste ayant endeuillé l'Espagne.
Isaias Carrasco, ancien conseiller municipal socialiste de Mondragon, abattu par balles par un ou plusieurs inconnus alors qu'il sortait en début d'après-midi de son domicile de cette ville basque, en compagnie de sa fille et de son épouse, a été inhumé samedi à Mondragon dans l'émotion et en présence d'une foule importante, dont de nombreux élus socialistes.
L'alerte nationale antiterroriste
Le gouvernement socialiste espagnol avait relevé le 21 février son alerte nationale antiterroriste à son "niveau maximum" pour la période des élections. Il craignait en particulier que l'ETA ne tente d'influer sur le scrutin en commettant un attentat meurtrier. "Nous croyons que l'ETA va tenter de tuer avant les élections", avait alors déclaré le ministre de l'Intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba.
L'organisation indépendantiste a appelé récemment au boycottage des élections législatives pour protester contre "l'oppression" de l'Etat espagnol. Depuis le lancement officiel de la campagne électorale espagnole le 22 février, elle a commis au Pays basque deux attentats qui n'ont pas fait de victime. Le gouvernement socialiste a adopté une ligne dure vis-à-vis d'elle et de l'ensemble de sa mouvance politique depuis l'échec de négociations de paix en 2006 avec le groupe armé.
L'ETA est tenue pour responsable de la mort de 819 personnes en Espagne en 40 ans d'attentats.
La presse espagnole unanime samedi
Samedi, tous les journaux espagnols s'accordaient à constater que l'organisation séparatiste armée ETA tentait de chambouler les élections législatives de dimanche. "De nouveau le terrorisme dynamite la campagne et conditionne les élections", selon la Une du quotidien de droite El Mundo. Le journal de gauche Publico titrait : "Des balles contre des votes", tandis que le conservateur ABC affirmait qu'"ETA 'vote' d'un tir dans la nuque et la terreur recommence à marquer les élections".
Plusieurs journaux ont tenté un parallèle entre cet attentat et ceux du 11 mars 2004, lorsque des bombes posées par des islamistes dans des trains de banlieue à Madrid avaient tué 191 personnes à trois jours des précédentes élections législatives. "Comme quatre ans auparavant, le rendez-vous aux urnes est souillé de sang par l'action vile du terrorisme, cette fois-ci de la main d'un lâche pistoléro de l'ETA", écrit El Pais dans son éditorial. "ETA cherche son 11 mars", selon le journal catalan La Vanguardia (centre-droit), en référence aux attentats de 2004, qui avaient changé la donne du scrutin en portant au pouvoir à la surprise générale le socialiste José Luis Rodriguez Zapatero.
Plusieurs journaux ont publié une photo prise à l'instant où José Luis Zapatero a appris l'assassinat lors d'un meeting électoral à Malaga (sud). "José Luis, tu dois sortir rapidement, ils ont abattu un élu socialiste, nous ne savons rien de plus", sont les mots glissés à l'oreille du chef du gouvernement, visage fermé et regard vague, par le président socialiste de la région Andalousie. Des journaux ont lancé aussi un appel civique au vote, relayant le message de tous les partis politiques représentatifs et des syndicats. "Des votes pour défaire ETA", demande ABC dans son éditorial. "Face à l'ETA, participation massive", réclame le journal catalan de gauche El Periodico.
http://info.france2.fr/europe/40617178-fr.php
Municipales: la participation plus forte qu'en 2001
L.S. (lefigaro.fr) avec AP09/03/2008 Mise à jour : 12:48
Les bureaux de vote ont ouvert pour le premier tour des élections municipales et cantonales. A midi, le taux de participation atteint 23%.
43,8 millions d'électeurs sont appelés aux urnes dimanche pour le premier tour des élections municipales et cantonales. Ouverts depuis 8 heures en métropole, les bureaux de vote fermeront à 18 heures dans les petites communes et la plupart des villes, mais à 20 heures dans quelques grandes villes.
Le taux de participation à midi s'éleve à 23%, contre 20,57% à la même heure lors du premier tour des municipales de 2001, selon le ministère de l'Intérieur. En revanche, la mobilisation semble en baisse à Paris, avec 13,05% de participation à 11h30, contre 16.5% à la même heure en 2001.
Les électeurs français, mais aussi les Européens résidant en France, vont élire, pour six ans, les conseillers municipaux des 36.683 villes et villages de France. Au total 278.582 candidats se présentent sur 8.735 listes dans les communes de plus de 3.500 habitants, soit une moyenne de trois listes par commune.
Dans la moitié des cantons, les électeurs sont aussi appelés à élire pour six ans leurs conseillers généraux: 8.520 candidats se présentent sur les 2.020 cantons renouvelables, soit en moyenne 4,2 candidats par canton.
Premier vote depuis l’élection de Sarkozy
En Nouvelle-Calédonie, les opérations électorales qui ont commencé samedi, sont terminées. La Nouvelle-Calédonie compte 33 communes dont seulement 12 ont plus de 3.500 habitants. La participation y est estimée à 54%.
Ces élections municipales et cantonales sont le premier test électoral pour Nicolas Sarkozy, dix mois après son élection à l'Elysée. Vingt-deux membres du gouvernement sont candidats, dont la moitié comme tête de liste.
L'une des clés du scrutin sera la participation. Celle-ci est traditionnellement forte aux municipales. Elle avait atteint 70,1% en 2001, 68% en 1995 et 73,1% en 1989. Les premières estimations des instituts de sondage seront publiées à 20h. Le deuxième tour aura lieu dimanche prochain 16 mars.
Les bureaux de vote ont ouvert pour le premier tour des élections municipales et cantonales. A midi, le taux de participation atteint 23%.
43,8 millions d'électeurs sont appelés aux urnes dimanche pour le premier tour des élections municipales et cantonales. Ouverts depuis 8 heures en métropole, les bureaux de vote fermeront à 18 heures dans les petites communes et la plupart des villes, mais à 20 heures dans quelques grandes villes.
Le taux de participation à midi s'éleve à 23%, contre 20,57% à la même heure lors du premier tour des municipales de 2001, selon le ministère de l'Intérieur. En revanche, la mobilisation semble en baisse à Paris, avec 13,05% de participation à 11h30, contre 16.5% à la même heure en 2001.
Les électeurs français, mais aussi les Européens résidant en France, vont élire, pour six ans, les conseillers municipaux des 36.683 villes et villages de France. Au total 278.582 candidats se présentent sur 8.735 listes dans les communes de plus de 3.500 habitants, soit une moyenne de trois listes par commune.
Dans la moitié des cantons, les électeurs sont aussi appelés à élire pour six ans leurs conseillers généraux: 8.520 candidats se présentent sur les 2.020 cantons renouvelables, soit en moyenne 4,2 candidats par canton.
Premier vote depuis l’élection de Sarkozy
En Nouvelle-Calédonie, les opérations électorales qui ont commencé samedi, sont terminées. La Nouvelle-Calédonie compte 33 communes dont seulement 12 ont plus de 3.500 habitants. La participation y est estimée à 54%.
Ces élections municipales et cantonales sont le premier test électoral pour Nicolas Sarkozy, dix mois après son élection à l'Elysée. Vingt-deux membres du gouvernement sont candidats, dont la moitié comme tête de liste.
L'une des clés du scrutin sera la participation. Celle-ci est traditionnellement forte aux municipales. Elle avait atteint 70,1% en 2001, 68% en 1995 et 73,1% en 1989. Les premières estimations des instituts de sondage seront publiées à 20h. Le deuxième tour aura lieu dimanche prochain 16 mars.
Les 27 départements clés des cantonales
À ce jour, 51 départements sont à gauche et 50 à droite. Chaque camp mise sur la bascule d'une dizaine de conseils généraux.
Les municipales en 2001 avaient été un bon cru pour la droite, mais la gauche l'avait emporté aux cantonales : cinq départements avaient basculé de son côté contre un seul pour le RPR. En 2004, dans l'ombre des régionales qui sont une hécatombe pour la droite, l'opposition souffle la présidence de onze conseils généraux, et le socialiste Claudy Lebreton devient président de l'Association des départements de France, une première depuis sa création en 1946. Aujourd'hui, 51 départements sont à gauche et 50 à droite.
Après ces vagues roses de 2001 et 2004, une vague bleue peut-elle suivre en 2008 ? Rien n'est moins certain. Sur les 2 014 cantons renouvelables, environ 800 sont détenus par la gauche et 1 200 par la droite. «Notre marge de progression est plus forte que celle de la droite. Et ce, sans tenir compte du contexte national», analyse Bruno Le Roux, secrétaire national aux élections du PS. Alain Marleix, son homologue à l'UMP, reste cependant confiant : «Une vague aux municipales ne se traduit pas forcément dans les cantonales.» Quant à la crainte d'une sanction politique ? «Avec les cantonales, on est bien au-delà des clivages politiques, explique-t-il. On vote surtout pour l'homme.»
L'homme, c'est bien la seule certitude de ce scrutin : 11 % seulement des conseillers généraux sont des femmes. Cette année, les candidats aux cantonales ont pour obligation de présenter un suppléant de sexe opposé. Mais à l'UMP comme au PS, on reste discret sur le nombre de candidates en titre.
Les espoirs du Parti socialiste
La gauche espère faire carton plein en Poitou-Charentes, où elle ne détient pour l'instant que la Charente. En Charente-Maritime, la droite ne dispose que d'un siège d'avance, et le gain de deux cantons pourrait faire tomber les Deux-Sèvres. «Cela sera plus difficile dans la Vienne», reconnaît Bruno Le Roux, où il lui faudra gagner quatre cantons.
En Corrèze, François Hollande s'est jeté dans la bataille ( lire ci-dessous) : la gauche doit reprendre au moins trois cantons dans l'ancien département de Jacques Chirac.
Le PS compte également décrocher la Côte-d'Or, dans le sillage de la possible réélection de François Rebsamen à Dijon, en prenant deux cantons.
Le Lot-et-Garonne est également une cible de choix, avec un siège à gagner pour emporter un département où il y a trois fois plus de conseillers sortants de droite que de gauche. Tout comme l'Indre-et-Loire (un siège à gagner). En Ile-de-France, la surprise pourrait venir du Val-d'Oise, où la gauche serait en mesure de l'emporter «de l'avis même de mes amis à l'UMP», note Le Roux.
Dans l'Allier, la gauche est majoritaire depuis 2007. Si les cantonales confirment cette reconquête, le président UMP du conseil général Gérard Dériot laisserait sa place au PCF. En revanche, en Seine-Saint-Denis, le PS semble en mesure de contester la présidence communiste.
Les espoirs de l'UMP
Pour la droite, l'enjeu est de retrouver la suprématie perdue en 2004. Elle doit pour cela conquérir deux départements de plus qu'elle n'en perd. «Un objectif tout à fait à notre portée», explique Alain Marleix. Ses principaux espoirs portent sur les départements perdus en 2004, comme l'Oise et la Seine-et-Marne, où le gain d'un canton suffirait. Le Doubs, à droite de 1913 à 2004, pourrait être repris. Un bon score à Besançon (trois cantons renouvelables) permettrait de gagner les deux sièges qui manquent. Dans la Drôme, tout pourrait se jouer à Romans-sur-Isère, où la prise des deux cantons renouvelables mettrait gauche et droite à égalité. «Je n'exclus pas que nous remportions ce département au bénéfice de l'âge», explique Alain Marleix.
Il compte aussi sur les basculements de la Guyane et de Mayotte, ainsi que du Territoire de Belfort, où la crise couve entre chevènementistes et socialistes. Les Hautes-Alpes enfin pourraient être reprises.
Les départements à surveiller
C'est d'ici que pourraient venir les surprises de ce scrutin. Dans les Pyrénées-Orientales, les divisions de la gauche lui ont déjà coûté un siège de député en 2007 et le conseiller général Jean Codognès est en rupture avec le président Christian Bourquin. En Ardèche, il faudrait que la droite gagne quatre cantons pour battre la gauche. Les indépendants sont en mesure de faire l'élection. Les divisions du PS à Orly pour les municipales sont de nature à troubler le jeu aux cantonales du Val-de-Marne, alors que la gauche ne dispose que de deux sièges d'avance. Dans le Vaucluse, remporté par le PS en 2001, gauche et droite pourraient finir à égalité.
La majorité de l'ancien garde des Sceaux Pascal Clément dans la Loire est de 5 sièges d'avance, mais la guerre des droites à Saint-Étienne pourrait laisser des traces. Le combat sera serré dans la Somme où, comme en 2004, les indépendants sont en mesure de faire et défaire une majorité. À suivre aussi, la course à la présidence d'Arnaud de Montebourg en Saône-et-Loire. En Savoie, après avoir retrouvé son siège de député, l'ancien ministre Hervé Gaymard devrait reprendre la présidence du conseil général. Dans le Cher, enfin, il faudra sans doute attendre début avril pour savoir si la gauche reste majoritaire : une cantonale devrait être organisée dans un mois, après le décès, la semaine dernière, du socialiste Henri Bernardet.
http://www.lefigaro.fr/
Les municipales en 2001 avaient été un bon cru pour la droite, mais la gauche l'avait emporté aux cantonales : cinq départements avaient basculé de son côté contre un seul pour le RPR. En 2004, dans l'ombre des régionales qui sont une hécatombe pour la droite, l'opposition souffle la présidence de onze conseils généraux, et le socialiste Claudy Lebreton devient président de l'Association des départements de France, une première depuis sa création en 1946. Aujourd'hui, 51 départements sont à gauche et 50 à droite.
Après ces vagues roses de 2001 et 2004, une vague bleue peut-elle suivre en 2008 ? Rien n'est moins certain. Sur les 2 014 cantons renouvelables, environ 800 sont détenus par la gauche et 1 200 par la droite. «Notre marge de progression est plus forte que celle de la droite. Et ce, sans tenir compte du contexte national», analyse Bruno Le Roux, secrétaire national aux élections du PS. Alain Marleix, son homologue à l'UMP, reste cependant confiant : «Une vague aux municipales ne se traduit pas forcément dans les cantonales.» Quant à la crainte d'une sanction politique ? «Avec les cantonales, on est bien au-delà des clivages politiques, explique-t-il. On vote surtout pour l'homme.»
L'homme, c'est bien la seule certitude de ce scrutin : 11 % seulement des conseillers généraux sont des femmes. Cette année, les candidats aux cantonales ont pour obligation de présenter un suppléant de sexe opposé. Mais à l'UMP comme au PS, on reste discret sur le nombre de candidates en titre.
Les espoirs du Parti socialiste
La gauche espère faire carton plein en Poitou-Charentes, où elle ne détient pour l'instant que la Charente. En Charente-Maritime, la droite ne dispose que d'un siège d'avance, et le gain de deux cantons pourrait faire tomber les Deux-Sèvres. «Cela sera plus difficile dans la Vienne», reconnaît Bruno Le Roux, où il lui faudra gagner quatre cantons.
En Corrèze, François Hollande s'est jeté dans la bataille ( lire ci-dessous) : la gauche doit reprendre au moins trois cantons dans l'ancien département de Jacques Chirac.
Le PS compte également décrocher la Côte-d'Or, dans le sillage de la possible réélection de François Rebsamen à Dijon, en prenant deux cantons.
Le Lot-et-Garonne est également une cible de choix, avec un siège à gagner pour emporter un département où il y a trois fois plus de conseillers sortants de droite que de gauche. Tout comme l'Indre-et-Loire (un siège à gagner). En Ile-de-France, la surprise pourrait venir du Val-d'Oise, où la gauche serait en mesure de l'emporter «de l'avis même de mes amis à l'UMP», note Le Roux.
Dans l'Allier, la gauche est majoritaire depuis 2007. Si les cantonales confirment cette reconquête, le président UMP du conseil général Gérard Dériot laisserait sa place au PCF. En revanche, en Seine-Saint-Denis, le PS semble en mesure de contester la présidence communiste.
Les espoirs de l'UMP
Pour la droite, l'enjeu est de retrouver la suprématie perdue en 2004. Elle doit pour cela conquérir deux départements de plus qu'elle n'en perd. «Un objectif tout à fait à notre portée», explique Alain Marleix. Ses principaux espoirs portent sur les départements perdus en 2004, comme l'Oise et la Seine-et-Marne, où le gain d'un canton suffirait. Le Doubs, à droite de 1913 à 2004, pourrait être repris. Un bon score à Besançon (trois cantons renouvelables) permettrait de gagner les deux sièges qui manquent. Dans la Drôme, tout pourrait se jouer à Romans-sur-Isère, où la prise des deux cantons renouvelables mettrait gauche et droite à égalité. «Je n'exclus pas que nous remportions ce département au bénéfice de l'âge», explique Alain Marleix.
Il compte aussi sur les basculements de la Guyane et de Mayotte, ainsi que du Territoire de Belfort, où la crise couve entre chevènementistes et socialistes. Les Hautes-Alpes enfin pourraient être reprises.
Les départements à surveiller
C'est d'ici que pourraient venir les surprises de ce scrutin. Dans les Pyrénées-Orientales, les divisions de la gauche lui ont déjà coûté un siège de député en 2007 et le conseiller général Jean Codognès est en rupture avec le président Christian Bourquin. En Ardèche, il faudrait que la droite gagne quatre cantons pour battre la gauche. Les indépendants sont en mesure de faire l'élection. Les divisions du PS à Orly pour les municipales sont de nature à troubler le jeu aux cantonales du Val-de-Marne, alors que la gauche ne dispose que de deux sièges d'avance. Dans le Vaucluse, remporté par le PS en 2001, gauche et droite pourraient finir à égalité.
La majorité de l'ancien garde des Sceaux Pascal Clément dans la Loire est de 5 sièges d'avance, mais la guerre des droites à Saint-Étienne pourrait laisser des traces. Le combat sera serré dans la Somme où, comme en 2004, les indépendants sont en mesure de faire et défaire une majorité. À suivre aussi, la course à la présidence d'Arnaud de Montebourg en Saône-et-Loire. En Savoie, après avoir retrouvé son siège de député, l'ancien ministre Hervé Gaymard devrait reprendre la présidence du conseil général. Dans le Cher, enfin, il faudra sans doute attendre début avril pour savoir si la gauche reste majoritaire : une cantonale devrait être organisée dans un mois, après le décès, la semaine dernière, du socialiste Henri Bernardet.
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